RDC: les proches de l'ancien président de l'Assemblée nationale dénoncent ses conditions de détention

L’ancien président de l’Assemblée nationale de la RDC, Aubin Minaku, est emprisonné depuis trois mois dans un lieu tenu secret. Sa femme, ainsi que des membres de son organisation politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dénoncent ses conditions de détention jugées « désastreuses ».
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La femme d’Aubin Minaku interpelle le Conseil national de cyberdéfense (CNC) sur les conditions de détention de son mari. L’ancien président de l’Assemblée nationale congolaise, et ancien vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti de Joseph Kabila, arrêté à son domicile en janvier, est retenu depuis plus de trois mois dans un lieu tenu secret.
Sa femme, Daddie Minaku vient d’adresser une lettre au coordonnateur du CNC pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « traitement dégradant ». Dans ce courrier, elle affirme être « conduite les yeux bandés à bord d’un véhicule du CNC » (…) et « entourée de policiers », lorsqu’elle est autorisée à lui rendre visite.
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Une situation que dénonce également Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD. « Nous, les membres du même parti politique, on n’a jamais été autorisés à les rencontrer, même pas une seule fois », gronde l’homme politique au micro de notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa. Selon lui, les charges retenues contre l’ancien vice-président de son parti.
Les conditions sont désastreuses parce qu’imaginez que même son épouse, pour le visiter, on doit bander ses yeux. C’est horrible cette histoire-là. Même s’ils disent que c’est dans les meilleures conditions. Mais quelles sont les meilleures conditions ? Nous, les membres du même parti politique, on n’a jamais été autorisés à les rencontrer, même pas une seule fois. Pourtant, ça même ne les rassure pas. Pourquoi on continue à bander ses yeux ? En tout cas, jusque-là, nous n’avons fait que dénoncer. On a fait des déclarations, on continue à dénoncer ces conditions là et nous nous demandons pourquoi ça fait maintenant plus de trois mois. S’il y avait vraiment un quelconque reproche sur le plan du droit pénal. Mais pourquoi on n’a jamais appris que c’est le parquet qui gère ces dossiers ? Pourquoi il faut l’amener devant le juge naturel ? Ça a toujours été notre demande.
Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD
Mi-mars, la famille d’Aubin Minaku a également saisi le groupe de travail des Nations unies sur les arrestations arbitraires afin qu’il se prononce sur la situation de l’ancien président de l’Assemblée nationale.
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