À la Une: Eurobond, le «coup de poker» de Doudou Fwamba, la Belgique dissuade des immigrants congolais

En une dans Econews, ce titre : Eurobond, le « coup de poker » de Doudou Fwamba.
Le trihebdomadaire salue la première émission d’eurobond de la République démocratique du Congo, à hauteur de 1,25 milliard de dollars.
Pour le trihebdomadaire, en réussissant la toute première émission d’eurobond de la République démocratique du Congo à hauteur de 1,25 milliard de dollars US, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ne s’est pas contenté d’un coup d’éclat financier : il entend surtout imposer une nouvelle culture de transparence dans la gestion de la dette publique. Derrière une opération saluée pour ses conditions compétitives et une demande record, l’argentier national s’emploie à dissiper les doutes en rassurant investisseurs et opinion sur la traçabilité des fonds, la soutenabilité de l’endettement et le respect des engagements internationaux. Entre audace financière et exigence de crédibilité, Kinshasa joue désormais gros sur la scène des marchés internationaux.
C’est un exploit financier qui force l’admiration, mais aussi la prudence. Le ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué : lever 1,25 milliard de dollars sur les marchés financiers internationaux via une émission d’eurobond. Une opération qualifiée de coup de poker par les observateurs, mais que le gouvernement entend entourer de toutes les garanties de transparence.
Eurobond : un tableau de bord sera mis en ligne pour la transparence
Selon des sources proches du ministère, un tableau de bord en ligne devrait être prochainement lancé, permettant à tout citoyen de consulter l’affectation des fonds, les appels d’offres et les paiements réalisés.
En attendant, la RDC a prouvé qu’elle pouvait séduire Wall Street. Reste à prouver qu’elle peut aussi convaincre sa propre population. La transparence promise sera la clé de voûte de cette deuxième étape, peut-être la plus décisive.
Econews évoque une opération marquée par une forte demande des investisseurs, mais rappelle que Kinshasa devra maintenant convaincre sa propre population sur l’usage réel des fonds levés.
Le même sujet est traité par Ouragan. Le tabloïd estime que cette sortie sur les marchés internationaux n’est pas un geste isolé, mais l’aboutissement d’une stratégie plus large de diversification des financements publics. « L’objectif affiché, écrit-il, est d’orienter ces ressources vers des projets structurants : infrastructures, énergie, transport, agriculture ou encore numérique, afin de soutenir une croissance durable ».
Mais Africanews tempère l’enthousiasme. Le trihebdomadaire souligne que les taux consentis restent élevés, signe de la prime de risque attachée au pays. Selon lui, la réussite durable dépendra surtout de la rigueur budgétaire, de la transparence et de la capacité des autorités à transformer les annonces en résultats tangibles.
Bruxelles à bout de patience face à l’afflux congolais
Le quotidien revient également sur la visite à Kinshasa de la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Selon les chiffres cités, les demandes d’asile de Congolais en Belgique sont passées de 1 250 en 2023 à 2 500 en 2025. Plus de 450 dossiers ont déjà été enregistrés au premier trimestre 2026. Bruxelles affirme rester ouverte aux voies légales — études, travail, visites — mais veut durcir l’examen des demandes jugées infondées.
Congo Nouveau y va sans détour : Sous Tshisekedi, les demandes d’asile explosent en Belgique
Ce trihebdomadaire affirme que l’augmentation de ces demandes d’asile démontre également que l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir n’a pas changé grand-chose dans le vécu quotidien des Congolais.
Et de commenter : « Les opportunités d’emplois n’ont pas été créées suffisamment pour retenir des jeunes Congolais au pays. Ce qui démontre encore un échec social du pouvoir actuel malgré les efforts entrepris dans certains secteurs. Vivre à Kinshasa aujourd’hui relève du miracle pour des familles qui n’ont pas des réseaux politiques au sein de l’appareil de l’État. L’argent du peuple circule entre les mains d’une minorité, laissant la grande majorité broyer du noir »
La plupart de ces demandeurs d’asile, écrit encore Congo Nouveau, « viennent des régions du pays où il n’y a pas la guerre, à Kinshasa surtout. »
Même tonalité dans Forum des As, qui relaie les mises en garde de la ministre belge contre les demandes d’asile à motivation économique. Le quotidien note que le taux de reconnaissance des dossiers congolais serait tombé à 10,7 % au premier trimestre 2026, contre 14,9 % en 2025.
Enfin, dans Le Phare, place aux prix du carburant. Le quotidien annonce l’adoption de nouvelles structures tarifaires par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient.



