Tunisie: le syndicat des journalistes inquiet de la propagation des discours de haine sur les réseaux sociaux

Mi-avril, un député tunisien a créé la polémique en tenant des propos racistes à l’encontre des femmes subsahariennes et le viol. Un cas qui n’est pas isolé, gronde le syndicat des journalistes tunisiens. Dans un communiqué diffusé lundi 20 avril, les professionnels de la presse dénoncent l’augmentation et la propagation des discours de haine et de racisme tenus sur les réseaux sociaux, qui se propagent dans l’espace médiatique.
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De notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise
En plus de dénoncer les discours de haine qui se propagent sur les réseaux sociaux à l’encontre des migrants subsahariens, l’organisation syndicale émet une profonde inquiétude face à la montée d’une vague d’incitation à la haine et le harcèlement sur les réseaux sociaux de médias qui traitent de la migration.
Le syndicat a annoncé documenter les différents cas que ses membres observeraient et prendre des mesures juridiques face à cette nouvelle déferlante. Une vague qui s’inscrit dans un contexte où les migrants font l’objet de contrôles sécuritaires extrêmement renforcés. Avec la criminalisation des activistes leur portant assistance, peu d’organisations humanitaires étant autorisées à le faire, la situation de précarité ne fait que se renforcer pour nombre d’entre eux.
Sans compter que certains militants humanitaires ayant travaillé sur la migration sont encore derrière les barreaux. Le procès d’Abdallah Saïd, Tchadien naturalisé tunisien et engagé dans l’aide pour les migrants, s’est ouvert mardi 21 avril dans le sud du pays. Il est incarcéré depuis 2024 et accusé de malversations financières.
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