Togo: Les régulateurs télécoms veulent débloquer les financements du numérique

La 23e Assemblée générale de l’ARTAO se tient mercredi à Lomé autour d’un enjeu central : mobiliser des financements privés pour accélérer le déploiement des infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest.
Le constat est unanime : les financements publics ne suffisent plus. Au Togo comme dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, les besoins en infrastructures de haut débit dépassent largement les capacités d’investissement des États, freinant la transformation numérique du continent.
C’est dans ce contexte que les décideurs du secteur des télécommunications de la sous-région se retrouvent mercredi à Lomé, à l’occasion de la 23e Assemblée générale annuelle de l’Association des Régulateurs de Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO).
Au coeur des discussions : l’élaboration de mécanismes innovants de partenariat public-privé pour attirer des financements étrangers vers les infrastructures numériques.
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Les chiffres donnent la mesure du défi. Le déploiement de la fibre optique coûte entre 10 000 et 30 000 dollars par kilomètre selon la topographie, sans compter les coûts des câbles sous-marins, des stations de base et de la 5G. Des investissements que les seuls bailleurs traditionnels – Banque mondiale, AFD, Banque africaine de développement – ne peuvent absorber seuls.
L’enjeu de la rencontre est donc de diversifier les sources de financement en associant pleinement le secteur privé à l’effort collectif, avec un objectif affiché : atteindre une connectivité universelle en Afrique de l’Ouest d’ici 2030.


