Libye: les forces armées rivales de l’Est et de Tripoli réunies dans des exercices sous l'égide des États-Unis

Flintlock, le principal exercice d’opérations spéciales du Commandement américain pour l’Afrique (Africom), a officiellement débuté le 14 avril 2026 par une double cérémonie d’ouverture en Libye et en Côte d’Ivoire. Fait marquant de cette édition 2026, la présence de forces des deux camps rivaux libyens, l’Est du maréchal Haftar et celui reconnue par l’ONU basé à Tripoli.

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Après l’unification du budget libyen la semaine précédente sous pressions américaines, des unités militaires issues de l’Est et de l’Ouest de la Libye ont pris part le 14 avril à des exercices militaires organisés à Syrte par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom).

Ces exercices militaires, intitulés Flintlock26, qui ont démarré le 15 avril pour un mois, et dont une partie se déroule en Libye, marquent le premier événement conjoint de ce type organisé par l’Africom.

C’est en effet une première depuis la chute de l’ancien régime du colonel Kadhafi, en 2011, avec la participation de l’Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par Khalifa Haftar d’un côté et de l’autre côté les forces du Gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU et basé à Tripoli.

Le leadership de la Libye dans l’organisation d’une partie de cet exercice « marque une étape historique », a indiqué l’ambassade américaine à Tripoli. Le communiqué ajoute que l’Italie a joué un rôle de chef de file dans la planification et l’exécution de Flintlock26 en Libye.

Un « jalon historique »

De son côté, l’Africom précise que la participation des unités militaires de l’Est et de l’Ouest libyens aux exercices constitue un « jalon historique » et soutient « le développement continu d’une armée libyenne unifiée ».

La photo réunissant le général Saddam Haftar, numéro deux de l’ANL, et le général Abdul Salam Al-Zoubi, sous-secrétaire à la Défense à Tripoli, avait une forte portée symbolique.

Certains dans la ville de Misrata et plus généralement à l’Ouest libyen l’ont critiqué. Ils refusent ce rapprochement et en veulent toujours au Maréchal Haftar d’avoir attaqué Tripoli en 2019.

D’autres ont vu dans cette photo inédite un espoir de réunification d’un pays fortement divisé.

L’Africom a indiqué que des forces provenant de plus de 30 pays participeraient à ces manœuvres, qui se dérouleront également en Côte d’Ivoire plus tard dans le mois.

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