Côte d'Ivoire: l'opposition salue la libération de deux femmes enceintes arrêtées en octobre 2025

Deux femmes enceintes du parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, arrêtées en octobre 2025, ont été libérées jeudi 23 avril. Une libération saluée par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui demande la remise en liberté d’autres détenus, dont une femme enceinte.

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Arrêtées la veille de l’élection présidentielle d’octobre 2025, ces femmes enceintes faisaient partie des 37 détenus interpellés lors des manifestations contre un quatrième mandat du président Alassane Ouattara. « Et parmi ces 37 hommes et femmes, il y en avait trois qui sont enceintes », précise Patrice Kouté, chargé de l’initiative pour la libération des détenus d’opinion, mise en place par le PPA-CI, auprès de Bokar Tall.

Si ce nombre descend à une femme enceinte détenue, l’opposant politique estime qu’il faut « continuer de parler à des personnes susceptibles de porter la voix, pour que les femmes qui donnent la vie ne donnent pas cette vie-là en prison ».

Car, toujours selon Patrick Kouté, le PPA-CI a perdu deux de ses membres dans la semaine écoulée. Mercredi 15 avril, « un camarade est décédé après avoir piqué une crise dans la cour de la prison ». Il est décédé des suites de cette crise.

Autre cas plus récent : « Jeudi 23 avril, à 11h, on nous a appelé pour dire qu’une personne détenue à San Pedro, qui était malade et qui avait été transférée à Abidjan, est décédée. Donc, en moins de dix jours, nous avons deux décès parmi nos camarades qui sont en prison », regrette l’opposant.

Il avait déjà fait un tour dans les chancelleries, chez les hommes de Dieu, dans certaines institutions internationales, pour dire que parmi les prisonniers, il y avait des personnes fragiles, c’est-à-dire il y a 37 femmes et hommes. Et parmi ces 37 femmes là, il y en a trois qui étaient enceintes. Alors aujourd’hui, on a libéré trois. Il reste une enceinte. Nous allons encore parler avec les autorités pour que ces femmes accouchent chez elles à la maison. Il faut continuer de parler aux organisations des droits de l’homme. Il faut continuer de parler aux ambassades. Il faut continuer de parler à des personnes susceptibles de porter la voix pour que les femmes qui donnent la vie ne donnent pas cette vie-là en prison. Le mercredi dernier, il y a un camarade qui est décédé, qui a piqué une crise dans la cour de la prison et il a été transféré. Il est décédé des suites de cette crise-là. Aujourd’hui, vers 11 h, on nous a appelé pour dire qu’il y a un malade qui était à la prison de San Pedro et pour des besoins de soins, il a été transféré à Abidjan. Et ce matin on nous a appelé et, malheureusement, il est décédé. Donc, en moins de dix jours, nous avons deux décès parmi nos camarades qui sont en prison.

Patrice Kouté, chargé de l’initiative pour la libération des détenus d’opinions du PPA-CI

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