Burundi: sans surprise, le président burundais investi par son parti pour l'élection présidentielle de 2027

Évariste Ndayishimiye sera candidat à sa propre succession. Le chef de l’État a été désigné dimanche 26 avril par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, pour la présidentielle de 2027.

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Il s’agit là d’une investiture sans surprise pour celui qui dirige le pays depuis juin 2020, après la mort de Pierre Nkurunziza. Depuis son arrivée au pouvoir, il alterne signes d’ouverture et maintien d’un contrôle strict, dans un contexte marqué par des critiques sur les atteintes aux droits humains.

« Qui d’autre pourrait être désigné ? », interroge Onesphore Sematumba, spécialiste de la région des Grands Lacs. Bien qu’il souligne certaines tensions internes au sein du parti, « en réalité, c’est le président Ndayishimiye qui tient solidement les rênes du pouvoir face à une certaine concurrence ».

Entre la réélection de Paul Kagame en juillet 2024 au Rwanda, les débats sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo et cette candidature, « rien ne va significativement changer » dans la région, prédit le chercheur : « Cela va être la continuité de tous les régimes qui sont en place et qui sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans la crise régionale. Donc, on va continuer à avoir le trio Kagame, Tshisekedi, Ndayishimiye pour au moins les deux années à venir. »

C’était du très attendu parce que qui d’autre pourrait être désigné ? Donc on sait qu’il y a juste une concurrence interne au sein du CNDD-FDD, mais en fait, c’est le président Ndayishimiye qui tient solidement les rênes du pouvoir, face à une certaine concurrence qui pourrait être incarnée par le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo qui a mis un peu d’eau dans son vin depuis plusieurs mois maintenant. Donc je pense que la voie était toute balisée pour que ce soit la candidature de « Neva », comme on dit. Et tout laisse croire qu’il y va tout droit pour rempiler pour la région. Je suis tenté de dire que rien ne va significativement changer, parce que ça va être la continuité de tous les régimes qui sont en place et qui sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans la crise régionale. Donc, on va continuer à avoir le trio Kagame, Tshisekedi, Ndayishimiye pour au moins les deux années à venir.

Onesphore Sematumba, spécialiste de la région des Grands Lacs

Patient Ligodi

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