Burkina Faso: les inquiétudes de Human Rights Watch face au nouveau recrutement massif de soldats

Alors que la pression jihadiste augmente sur les pays du Sahel, le gouvernement burkinabé a adopté le 24 avril un projet de loi afin de constituer une réserve militaire de 100 000 effectifs. La junte militaire en appelle à « tous les citoyens en âge de se battre et de défendre » le Burkina Faso. Une annonce qui, dans son application à venir, inquiète les défenseurs des droits humains dont Human Rights Watch.

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L’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, qui a rendu il y a trois semaines un rapport alarmant sur les abus et crimes commis par l’armée et ses supplétifs VDP, observe avec pessimisme cette annonce faite par le ministre de la Guerre burkinabé, le général Simporé. 

Recruter 50 000 ex-appelés ayant – par le passé – fait leur service militaire et 50 000 autres novices qu’il faudra former à l’art de la guerre n’augure rien de bon selon HRW. D’autant plus que, tandis que Ouagadougou recrute en urgence, les structures d’accompagnement sur les droits de l’homme qui formaient jusqu’ici militaires et VDP ont cessé toute activité au Burkina Faso. 

Cela jette selon Human Rights Watch un sérieux doute sur la capacité de la junte à freiner les abus commis par cette nouvelle force en devenir. Des abus qui, dans la guerre que traverse le Burkina Faso, sont innombrables et ont conduit à l’exécution de 1 800 civils entre 2023 et 2025. 1 800 victimes dont les deux tiers sont tombés sous les balles non pas des terroristes mais des forces burkinabés plus ou moins bien préparées à combattre.

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