Au Maroc, l'agriculture reprend des couleurs après des années de sécheresse

Après sept années de sécheresse, le Maroc a bénéficié de précipitations exceptionnelles cet hiver. Le taux de remplissage des barrages est passé de 33% à plus de 75%. Le ministère de l’Agriculture a ainsi annoncé, en ouverture du salon international de Meknès, que la production céréalière pourrait tripler par rapport à l’année précédente.

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Avec notre correspondant à Casablanca, François Hume-Ferkatadji

Le Maroc table sur une production céréalière de 90 millions de quintaux pour la campagne agricole 2025-2026, soit près de trois fois plus que l’année dernière. Le secteur agricole au Maroc contribue à environ 13% du pays, mais il souffre depuis plusieurs années de la sécheresse qui s’abat sur le pays, réduisant les rendements et les surfaces cultivables.

Lors du salon international de l’agriculture de Meknès, qui s’est achevé dimanche 26 avril, les agriculteurs ont salué en chœur le retour de la pluie. Un important producteur d’huile d’olive a annoncé un doublement de sa production en 2026, la récolte d’olives s’opérant tôt dans l’année. La production de fruits, comme les pêches, les nectarines, les prunes, devrait aussi connaître une année record.

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En marge du salon, les autorités ont également annoncé avoir délivré 4 147 nouvelles autorisations liées à l’usage du cannabis à des fins médicales et industrielles au cours de l’année 2025. Un secteur en pleine expansion, la plupart des cultivateurs de cannabis ayant opéré jusqu’à 2022 dans l’illégalité.

Enfin, alors que le roi Mohammed VI avait appelé les Marocains à « s’abstenir » de sacrifier le mouton lors de l’Aïd el-Kébir il y a un peu plus d’un an, afin d’éviter une chute du cheptel dans le pays, les éleveurs pourront désormais bénéficier de riches pâturages en raison des pluies et, ainsi, reconstituer leurs troupeaux.

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