Afrique: Revue de presse de l'Afrique francophone du 25 avril 2026

Kenya : Le droit à l’avortement retoqué par une cour d’appel
Au Kenya, une cour d’appel a retoqué vendredi, un jugement qui confirmait le droit à l’avortement.
Les juges ont déclaré que l’avortement prive un enfant du droit à la vie tel que garanti par la Constitution et qu’il est interdit, sauf dans des circonstances telles que lorsque la vie de la mère est en danger.
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Aux antipodes de la Haute Cour qui en 2022, avait statué que l’accès à l’avortement était un droit fondamental garanti par la Constitution, déclarant inconstitutionnelles l’arrestation et les poursuites à l’encontre des femmes et des professionnels de santé. [Source Africanews]
Mali: Des tirs entendus dans plusieurs localités dont Kati, fief de la junte
Des détonations sont entendues depuis le début de la matinée le samedi 25 dans plusieurs localités maliennes, dont Kidal et Gao dans le Nord, Sévaré au centre, et Kati, localité près de Bamako et qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta. La junte au pouvoir n’a pas encore communiqué sur ces attaques, qui n’ont pas été revendiquées. [Source RFI]
Burkina : Une réserve militaire de 100 mille hommes d’ici fin 2026
Le gouvernement burkinabè a examiné en Conseil des ministres un projet de loi portant organisation de la réserve militaire, une réforme présentée comme « cruciale » pour adapter la stratégie de défense du pays confronté à une insécurité persistante liée au terrorisme
Selon le communiqué officiel, un projet de loi examiné en Conseil des ministres vise à doter le Burkina Faso d’un dispositif complémentaire, « structuré et pérenne », en appui aux forces armées régulières et aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), déjà engagés sur le terrain.
Dans un contexte de « mutations profondes de l’environnement sécuritaire et géopolitique », les autorités entendent renforcer leur arsenal juridique et opérationnel. Le projet prévoit la création d’une réserve militaire organisée autour de deux composantes distinctes. [Source Apanews]
Anticorruption malgache : La vertu comme instrument de pouvoir
Il y a quelques jours, le colonel Patrick Rakotomamonjy était arrêté à Antananarivo. Quelques semaines plus tôt, il était inculpé par la justice malgache, aux côtés de 13 personnes dans un complot visant à assassiner le colonel Michaël Randrianirina, et ainsi renverser le régime.
Parmi les accusés, plusieurs anciens proches devenus critiques de la junte ; l’illustration d’une chasse aux sorcières menée par l’exécutif dans ce qui s’apparente, chaque semaine qui passe, à une prise de contrôle de l’Etat malagasy par une clique militaire.
La junte, dont la légitimité politique demeure fragile, se voit contrainte de se lancer dans une chasse aux sorcières. Se drapant dans la lutte contre la corruption, l’une des revendications des manifestations, elle instrumentalise l’appareil judiciaire contre les figures de l’ancien régime et ceux qui l’ont critiqué publiquement. [Source Afrik.com]
Papa Wemba : 10 ans déjà, l’héritage intact d’une légende africaine
Dix ans après sa disparition, Papa Wemba continue de faire vibrer la mémoire collective. Artiste visionnaire, icône de la rumba congolaise et ambassadeur de la SAPE, il a marqué des générations entières. À travers une émission spéciale sur Africa Radio, plusieurs figures proches de l’artiste reviennent sur son parcours, son influence et les souvenirs qu’il laisse derrière lui.
Il y a des artistes qui marquent leur temps. Et puis il y a ceux qui deviennent une époque à eux seuls. Papa Wemba fait partie de cette seconde catégorie.
Né en République démocratique du Congo, il s’impose dès les années 70 comme l’une des figures majeures de la musique africaine. De Zaiko Langa Langa à la création de Viva La Musica, il façonne un style, une identité, une signature unique. Sa voix, son élégance, sa présence… tout chez lui racontait quelque chose de plus grand que la musique. [Source Africa Radio]
Dangote sollicite le soutien de Ruto et Museveni pour son projet de méga-raffinerie en Afrique de l’Est
Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, a proposé la construction d’une méga raffinerie de 650 000 barils par jour en Afrique de l’Est, un projet calqué sur son usine nigériane de 20 milliards de dollars. Le milliardaire a présenté son offre aux présidents kenyan William Ruto et ougandais Yoweri Museveni, lors d’un sommet à Nairobi, conditionnant l’investissement à un alignement politique clair et un soutien de long terme.
Capable d’être livrée en quatre à cinq ans, cette raffinerie desservirait un marché régional incluant le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo. Dangote a justifié ce projet par la nécessité de briser le schéma historique africain : exporter des matières premières et importer des produits finis.
Selon lui, cette dynamique appauvrit les populations, et seule une industrialisation interne, via des infrastructures partagées, permettra de réduire les coûts et d’améliorer l’efficacité énergétique. [Source Africapresse]
Au Togo, Jean-Noël Barrot minimise l’influence russe en Afrique et plaide pour un « avenir commun » avec le continent
Alors que le Togo se rapproche de Moscou, le chef de la diplomatie française mise sur la coopération et le dialogue pour renforcer les liens entre Paris et Lomé face aux défis sécuritaires et diplomatiques en Afrique de l’Ouest.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a relativisé, vendredi 24 avril, l’influence croissante de Moscou en Afrique, jugeant la contribution russe au développement du continent sans « aucune comparaison » avec celle de la France et des Européens, lors d’une visite au Togo.
Ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, ancienne colonie française et rare allié de Paris dans une région où la France a subi des revers diplomatiques et militaires, se rapproche progressivement de la Russie. [Source Le Monde Afrique]
Sénégal : La France confirme qu’aucune « liste rouge » ne vise le pays
La France a clarifié ses conseils aux voyageurs concernant le Sénégal, démentant qu’elle ait inscrit le pays sur une « liste rouge » ou qu’elle ait recommandé une « vigilance maximale ».
Ces précisions font suite à des interprétations diffusées dans certains médias après l’entrée en vigueur de la loi n°2026-08 promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Paris a indiqué vouloir rectifier des comptes rendus qui donnaient une lecture exagérée de ses publications officielles.
Le ministère français des Affaires étrangères a remis en ligne des informations destinées à informer ses ressortissants : la fiche rappelle que la nouvelle législation sénégalaise vise à réprimer les actes liés à l’homosexualité et que des arrestations ont été signalées. Le texte évoque des peines pouvant aller de cinq à dix ans d’emprisonnement et des sanctions financières. [Source Beninwebtv]
Coopération sanitaire : La Russie entend soutenir le Congo dans la lutte contre les épidémies
Une délégation de spécialistes russes conduite par Anna Popova, cheffe de l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, a été reçue le 23 avril à Brazzaville par le président Denis Sassou N’Guesso. À cette occasion, elle a réaffirmé l’engagement de la Russie à soutenir la République du Congo dans la lutte contre les épidémies et le renforcement des capacités sanitaires.
Au centre des échanges avec la délégation russe, la recherche sanitaire, la prévention et la gestion des épidémies, à travers notamment le partage d’expertise et de technologies. La cheffe de l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, Anna Popova, a salué l’implication et la maîtrise des enjeux sanitaires par le chef de l’État congolais.
Selon elle, cette compréhension approfondie des problématiques liées aux maladies infectieuses constitue un atout majeur pour le développement d’une coopération efficace et durable entre les deux pays. [Source Les Dépêches de Brazzaville]
Salon National de l’Orientation 2026 : Le Gabon mise sur le numérique pour l’avenir de sa jeunesse
Le coup d’envoi de la 3ème édition du Salon national de l’orientation a été donné ce jeudi 23 avril 2026 à Akanda, au nord de Libreville. Inauguré par Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, l’événement se place cette année sous le signe de la modernité avec une thématique centrale : « Vulgarisation des métiers et formations du numérique ».
Jusqu’au 25 avril, ce salon s’affirme comme le rendez-vous incontournable des apprenants en quête de repères. L’ambition est claire : réduire le fossé entre les bancs de l’école et les réalités du marché du travail. En mobilisant des partenaires nationaux, internationaux et des acteurs du secteur privé, le gouvernement souhaite offrir aux élèves une vision concrète des opportunités de carrière, particulièrement dans un secteur technologique en pleine expansion. [Source GabonMediaTime]



