Est de la RDC: les ADF étendent leurs attaques aux intérêts économiques, notamment miniers

Dans l’est de la RDC, les ADF, groupe armé affilié à l’organisation État islamique, multiplient les attaques. Connus pour viser les civils et les positions militaires, ils s’en prennent aussi aux intérêts économiques. Depuis un an, plusieurs sites miniers ont été attaqués au Nord-Kivu et en Ituri. Des violences encore peu documentées, mais qui désorganisent durablement l’économie locale.

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Un camion, des militaires congolais et des travailleurs à bord. Ils quittent le site minier exploité par l’entreprise Kimia Mining, à Muchacha, en territoire de Mambasa, en Ituri. Lors de l’attaque du site, des engins roulants, notamment des camions et des tracteurs, ainsi que des campements, ont été incendiés. Ce territoire avait déjà été frappé six mois plus tôt. Une attaque attribuée aux ADF avait visé le site minier appelé « Cinquantenaire », situé à deux kilomètres de Mayuwan, en territoire de Mambasa.

Mais ce n’est pas un cas isolé. Le Nord-Kivu est aussi concerné. Le 27 janvier 2026, les ADF ont attaqué le carré minier de Lavie/Ilota, dans le secteur des Bapere, en territoire de Lubero. Dans la même région, le 30 octobre 2025, ils avaient attaqué le site minier de Pangoyi. Dans ce secteur des Bapere, les ADF ont érigé des positions à Botambisi, Mapendano et Mabuo, des sites miniers où ils extraient de l’or, perçoivent des taxes et coordonnent des opérations, selon plusieurs sources.

Où va l’or ?

Des questions demeurent : l’or ainsi exploité, où va-t-il ? Par quels circuits est-il écoulé ? Vers quelles destinations ? À cela s’ajoutent les embuscades répétées sur les axes routiers. Les corridors entre Mambasa et Komanda, Mambasa et Isiro restent particulièrement exposés. Des véhicules et des convois sont régulièrement visés.

Conséquence : les échanges ralentissent. Certaines zones de RDC se retrouvent enclavées. Au-delà des destructions, cette insécurité crée un vide économique. Un vide que les ADF exploitent. Aujourd’hui, experts et acteurs de la société civile appellent à renforcer les mécanismes de sécurité, en complément des opérations conjointes FARDC-UPDF.  Certains estiment que la menace ADF ne doit pas être reléguée au second plan derrière le conflit avec l’AFC/M23.

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