La visite de l’émissaire américain Nick Checker amorce un réchauffement entre Washington et Ouagadougou

Au Burkina Faso, l’émissaire américain Nick Checker, responsable du bureau des affaires africaines au département d’État, s’est rendu mercredi 12 mars à Ouagadougou pour une visite destinée à relancer les relations entre Washington et le Sahel, après plusieurs années de tensions. Ce déplacement s’inscrit dans une tournée régionale. L’émissaire américain s’était déjà rendu le mois dernier au Mali.
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Les États-Unis poursuivent leur réengagement diplomatique au Sahel. À Ouagadougou, Nick Checker a été reçu par le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Dans un communiqué, ce dernier a salué la nouvelle posture des États-Unis vis-à-vis du Burkina Faso.
Selon le chef de la diplomatie burkinabè, Washington veut « coopérer dans la lutte contre le terrorisme », avec notamment, ajoute le ministre, « la levée de la suspension des exportations d’équipements militaires vers le Burkina Faso ».
À l’issue de l’entretien, l’émissaire américain a lui aussi évoqué la nécessité de « tirer des leçons du passé, d’aller de l’avant, de rétablir la confiance et de coopérer sur des sujets qui nous concernent tous ».
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Première visite en quatre ans
Cette visite est la première d’un haut responsable américain au Burkina Faso depuis quatre ans. L’ancienne administration américaine avait suspendu sa coopération militaire avec plusieurs pays du Sahel, dont le Burkina Faso, après le coup d’État de 2022.
Plusieurs signaux indiquent toutefois une évolution de la position américaine. L’année dernière, une délégation parlementaire américaine s’était rendue à Ouagadougou pour plaider en faveur d’une politique économique et sécuritaire « pragmatique » vis-à-vis du Burkina Faso et, plus largement, du Sahel.
Ce rapprochement américain avec le Sahel survient dans un contexte où les Russes ont accentué leurs présences dans la région via des partenariats sécuritaires et le déploiement de troupes sur le continent.
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