Vague de condamnations après la visite du ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland

La visite de Gideon Saar, le ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland, mardi 6 janvier, continue de provoquer de vives réactions. Trois jours plus tard, 22 États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont condamné, dans un communiqué conjoint, la reconnaissance par Israël du Somaliland. L’État hébreu l’a annoncé fin décembre 2025. Il est le premier à ouvrir des relations diplomatiques avec cette république autoproclamée, qui s’est séparée de la Somalie en 1991.

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Avec notre correspondante régionale, Gaëlle Laleix

Parmi les États signataires du communiqué se trouvent notamment l’Algérie, la Libye, le Nigeria, les Comores, le Pakistan, la Turquie, le Qatar ou encore l’Iran. D’une seule voix, ils qualifient la visite du ministre des Affaires étrangères israélien au Somaliland, de « violation de la souveraineté » de la Somalie. « Encourager des agendas sécessionistes est inacceptable et risque d’exacerber des tensions dans une région déjà fragile » préviennent-ils.

« Invasion »

Dans une allocation, le 8 janvier au soir, le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud a quant à lui parlé « d’invasion ». « Vous ne poserez jamais le pied sur notre sol, vous n’y accomplirez jamais vos desseins, vous continuerez de vous isoler », ajoute-t-il à l’adresse de l’État hébreu. Notre État « ne sollicite aucune approbation pour son existence » a répliqué sur X, hier, le porte-parole de la présidence du Somaliland.

« Une énorme victoire diplomatique »

Malgré la polémique, jamais cette république autoproclamée n’aura autant attiré l’attention, selon Mustafe Elmi, directeur de recherche à l’Académie pour la paix et le développement : « Pour la première fois, la cause du Somaliland a été amenée devant le Conseil de sécurité de l’ONU par les Israéliens. C’est une énorme victoire diplomatique », conclut-il.

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