Tunisie: Équipe nationale – Rani Khedhira qualifié – Une question de principe…

Un joueur qui a snobé au passé deux fois la sélection et qui termine sa carrière par un mondial, voilà ce que Sabri Lamouchi a décidé. Injuste. Immoral même.

Les défenseurs de Sabri Lamouchi trouveront mille arguments pour saluer la qualification de Rani Khedhira en sélection à 32 ans. « Intérêt de la sélection », « qualité et expérience du joueur », « le niveau exigeant du Mondial », etc. on trouvera toujours quelque chose pour « légitimer » une décision injuste et même immorale envers l’entité équipe nationale.

Il ne s’agit pas d’un simple joueur découvert en Europe et qui porte la nationalité tunisienne, c’est quelqu’un que l’on connaît bien. L’équipe nationale l’a tellement sollicité en 2018 et plus tard, mais à chaque fois, c’était un niet catégorique.

Et ce ne sont pas les raisons qui comptent dans ce cas, parce que refuser d’appartenir à l’équipe nationale est un message clair et qui n’a pas besoin d’interprétation.


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Rani Khedhira a tellement attendu une main tendue de la sélection allemande, mais sans suite, aucune convocation officielle ni de temps de jeu. En 2018, il avait déjà passé l’âge légal pour changer de nationalité sportive, mais il n’a pas voulu débarquer en sélection.

Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? A plus de 32 ans, Khedhira aborde le dernier virage de sa carrière et sait bien qu’il ne jouera jamais pour l’Allemagne.

Sportivement, ce n’est plus le joueur d’il y a 10 ans, même si jouer en Bundesliga sous les couleurs de l’Union Berlin (10e au classement) reste intéressant et valorisant.

Mais nous n’en sommes pas là, car la question est avant tout morale et symbolique. Il y a un mérite, celui des joueurs qui ont disputé les éliminatoires et dont certains vont devoir quitter avec l’arrivée de nouveaux joueurs qui plaisent aujourd’hui.

De plus, Khedhira n’a joué aucun match auparavant en sélection, il ne connaît pas les rouages et l’ambiance du groupe, alors qu’on lui offre une participation en Coupe du monde.

Vis-à-vis du groupe des cadres, des joueurs, ce n’est pas quelque chose qui passe facilement. Et puis, il y a l’image de la sélection, l’honneur de jouer sous ses couleurs qui ne doit pas être bradé et bafoué.

Rani Khedhira a dit non plusieurs fois à une équipe nationale qui lui a tant ouvert les bras. Il l’a ignorée et il était conscient de sa décision à l’époque.

Pourquoi alors des années plus tard, on le cherche encore et on lui offre un mondial pour garnir son CV, alors, qu’en même temps, d’autres joueurs ici et à l’étranger se font disponibles et fiers de jouer pour la Tunisie ?

Sabri Lamouchi a dicté ses choix sur un bureau fédéral impuissant et qui n’a pas respecté son statut et surtout n’a pas respecté la valeur et le poids du maillot de l’équipe nationale. C’est une question de principe.

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