Tunisie: la centrale syndicale UGTT se réunit en congrès pour élire son nouveau leader

En Tunisie, le congrès électif de l’UGTT, la Centrale syndicale tunisienne, s’ouvre aujourd’hui à Monastir, jusqu’au 27 mars. Trois jours pour élire un nouveau leader de la Centrale et un nouveau bureau exécutif. 92 candidats au poste pour une Centrale très affaiblie par des dissensions en interne et sur le plan politique, faute de dialogue social avec le gouvernement.
Publié le :
1 min Temps de lecture
Avec notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise
C’est un congrès qui s’ouvre dans un climat électrique. La date avait été avancée d’un an pour apaiser les problèmes en interne autour du leadership de l’UGTT. Des branches régionales ont annoncé boycotter le congrès. Mais malgré ces tensions, un nombre record de candidats se disputent le poste de secrétaire général, occupé par Nourredine Taboubi depuis 2017. Il avait annoncé sa démission en décembre avant de revenir sur sa décision en janvier, afin d’organiser cette passation de pouvoir.
Au-delà des problèmes en interne qui présagent un congrès sous haute tension, la Centrale joue aussi son poids politique dans le renouvellement de sa direction. Très affaiblie politiquement, elle est aussi victime de coupes financières puisque le gouvernement a décidé de suspendre les prélèvements automatiques de cotisations syndicales des agents de la fonction publique.
Cette suspension a forcé l’UGTT à mener une campagne en ligne pour des adhésions directes dont les résultats n’ont pas encore été publiés. Autre enjeu, la parité dans cette centrale souvent critiquée pour le manque de femmes dans les postes de direction. L’association tunisienne des femmes démocrates a publié un communiqué qui plaide pour une direction inclusive avec l’égalité homme-femme.



