Thiago Pitarch, la nouvelle pépite du Real Madrid qui a tourné le dos au Maroc

Titularisé pour la première fois en Liga avec le Real Madrid lundi face à Getafe, le jeune Thiago Pitarch, convoité par l’Espagne et le Maroc, a été l’un des rares à surnager dans la défaite madrilène (0-1).

Deux brèves apparitions en Ligue des champions en février avaient déjà laissé entrevoir son potentiel. Cette fois, malgré le revers, le jeune milieu a marqué les esprits. Et son avenir en sélection est scruté des deux côtés du détroit de Gibraltar… avec un clair avantage au Nord.

Un “chispazo” dans un Real amorphe

La presse espagnole a parlé d’un chispazo, une étincelle. Énergie, mobilité, personnalité : Pitarch a tenté d’animer un Real Madrid apathique, trop dépendant de Vinicius.

Capable d’évoluer dans toutes les zones du milieu, alternant qualité technique et vitesse d’exécution, il a affiché une maturité rare. À tel point que le public du Bernabéu a sifflé son remplacement.

Son entraîneur Álvaro Arbeloa a assumé : « Je comprends les huées lors du remplacement de Thiago. La personnalité qu’il a de nouveau affichée sur le terrain est réjouissante. Il méritait l’ovation. »

Un record derrière Varane

Sa titularisation n’est pas anodine. A 18 ans et 7 mois, Pitarch entre dans le top 20 des plus jeunes titulaires de l’histoire du Real Madrid en Liga. Au XXIe siècle, seul Raphaël Varane a fait mieux en termes de précocité.

Avant lui, des noms mythiques figurent dans ce classement : Raúl Gonzalez, Iker Casillas, ou encore Manolo Sanchis.

Le choix de l’Espagne… et le regard du Maroc

Sur le plan international, son dossier est tout aussi scruté. Né en 2007, présélectionné par le Maroc et l’Espagne pour disputer la Coupe du monde U20, Pitarch a finalement choisi la Rojita. Ironie du sort : l’Espagne a été éliminée, tandis que le Maroc remportait le titre face à l’Argentine. Ce qui lui avait valu quelques railleries.

Quelques mois plus tôt, le bientôt ex-sélectionneur du Maroc Walid Regragui avait pourtant tenté de le convaincre, et avait publiquement évoqué son cas : « Pitarch doit choisir. S’il choisit le Maroc, c’est bien, parce que nous voulons les meilleurs. S’il choisit l’Espagne, il faut reconnaître qu’il est né et formé là-bas. Le choix est un problème familial. »

Pour l’instant, le milieu a opté pour son pays de naissance chez les jeunes. Et si rien n’est encore définitif, la Fédération espagnole risque de mettre les barbelés après le match de ce lundi…


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