Tchad: remaniement ministériel avec un transfuge des Transformateurs nommé à l'Enseignement supérieur

Le Tchad a un nouveau gouvernement. Ce 1er avril, la présidence de la République a dévoilé la composition d’une équipe de 37 membres, toujours dirigée par le même Premier ministre, Allah Maye Halina. Plusieurs reconductions issues de l’équipe précédente, mais certaines nominations attirent l’attention, notamment celle de Sitack Yombatina, ancien vice-président du parti les Transformateurs. Il est désormais le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, en remplacement du Dr Tom Erdimi, démissionnaire.

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avec notre correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh

Au Tchad, c’est une équipe gouvernementale remaniée, mais dans la continuité. « C’est un jeu de chaises musicales », commente un proche du pouvoir. Il est cependant une nomination ne passe pas inaperçue : celle de Sitack Yombatina au ministère de l’Enseignement supérieur. Ancien vice-président des Transformateurs, ce dernier avait quitté le parti en août 2025, au lendemain de la condamnation de son président, Succès Masra, à vingt ans de prison ferme, notamment pour avoir « diffusé des messages de nature raciste et xénophobe ».

Ce départ avait alors été perçu comme une « rupture stratégique », voire une « trahison », en raison de son timing, explique le chercheur tchadien Remadji Hoinathy, avant d’ajouter qu’« aujourd’hui, beaucoup pourraient lire la nomination de Sitack comme une récompense offerte par le pouvoir pour sa démission des Transformateurs ». Le chercheur rappelle un précédent : celui de Moustapha Masri. Cet ancien vice-président des Transformateurs, dont la démission en avril 2022 avait été perçue comme un gain pour le pouvoir tchadien.

Du côté des Transformateurs, le ton se veut mesuré. Le secrétaire général du parti, Tog-Yeum Nagorngar, estime que « Sitack Yombatina est libre de ses choix politiques ». Il précise également que, si le nouveau ministre reste « l’homme que nous avons connu au sein de notre parti », « nous pensons que le Tchad peut être gagnant de son arrivée au gouvernement ».

Sitack Yombatina succède à Tom Erdimi, qui avait rang de ministre d’État, et avait présenté sa démission début mars dernier, après l’annulation d’un projet de réforme qu’il portait. 

Contacté par RFI, Sitack Yombatina n’a pas donné suite à nos sollicitations. 

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