Tanzanie: la présidente Samia Suluhu Hassan sacrée «Tyran de l'année» par une ONG

L’ONG britannique Index on Censorship a déclaré la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan « Tyran de l’année ». Un prix satirique destiné à attirer l’attention sur la situation dans le pays, la répression de la contestation et les attaques contre la liberté d’expression. Au vote sur internet organisé par l’ONG, Samia Suluhu Hassan devance ainsi Donald Trump, Benjamin Netanyahu ou encore Vladimir Poutine.

Publié le :



1 min Temps de lecture

L’ONG britannique Index on Censorship reproche à la présidente de la Tanzanie un tour de vis sécuritaire qui s’est manifesté à l’approche de la présidentielle d’octobre 2025. Il s’est traduit par des arrestations d’opposants et une répression sanglante des manifestations, sur fond de coupures d’internet. Pour la directrice de l’ONG, Jemimah Steinfeld, il s’agit de pointer des dirigeants qui, en 2025, ont « sérieusement » abîmé le paysage du libre débat dans leur pays.

La militante tanzanienne Maria Sarungi Tsehai salue un « geste symbolique », difficile à ignorer : elle souligne que Samia Suluhu Hassan était la seule femme sur la liste. Parfois décrite comme « la mère de la patrie », elle est aujourd’hui accusée d’avoir du sang sur les mains. Et pour Alex Vines, le directeur Afrique au Conseil européen des relations internationales, ce vote « montre le poids de la colère et de l’activisme de la génération Z » après la crise électorale.

Enfin, Jemimah Steinfeld insiste sur l’effet recherché. En 2022, la désignation de l’ancien président mexicain Andrés Manuel López Obrador comme « tyran de l’année », avec 20.000 voix, avait déclenché un débat national — et braqué les projecteurs sur ses attaques contre la liberté d’expression. 

À lire aussiTanzanie: la contestation après les violences post-électorales peine à se relancer

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close