Sénégal: Production pétrolière – Sangomar atteint 100 000 barils par jour

Le champ offshore Sangomar, principal projet pétrolier du Sénégal, confirme sa montée en régime. Dans son rapport annuel 2025, la compagnie australienne Woodside Energy, opérateur du projet avec 82 % de participation, annonce une production d’environ 100 000 barils par jour sur la majeure partie de l’année écoulée, avec un taux de fiabilité proche de 99 %.
Entré en production en juin 2024, l’actif aurait généré, depuis son démarrage, 2,6 milliards de dollars d’Ebitda pour la part de Woodside, traduisant, selon la société, une « forte performance opérationnelle ».
Sur l’exercice 2025, la production revenant à Woodside s’est établie à 29,7 millions de barils équivalent pétrole, contre 13,3 millions en 2024, année partielle marquée par la phase de mise en service. Cette première année complète de production et de commercialisation aurait généré 1,9 milliard de dollars de revenus pour la compagnie australienne.
Aucune donnée détaillée n’a toutefois été communiquée sur la part exacte revenant à Petrosen ou à l’État du Sénégal.
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Débat sur les retombées budgétaires
La publication de ces chiffres intervient dans un contexte de débat national sur les retombées des hydrocarbures pour les finances publiques. Mardi, à l’Assemblée nationale, lors des questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé sa déception quant aux projections de recettes issues du pétrole.
Selon lui, les prévisions budgétaires globales pour 2026 tournent autour de 6 000 milliards de FCFA, dont seulement 76 milliards attendus du pétrole. Les estimations pour 2027 s’élèveraient à environ 128,6 milliards de FCFA. Le chef du gouvernement a par ailleurs critiqué la gestion passée des ressources, évoquant des richesses « bazardées » par l’ancien régime.
Ces montants, jugés modestes au regard des performances opérationnelles affichées par l’opérateur, alimentent les interrogations sur la structuration des contrats pétroliers et la captation de la rente par l’État.
Parallèlement, Woodside indique étudier les options pour une éventuelle phase 2 de développement du projet. Celle-ci s’appuierait sur le FPSO — l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement, ainsi que sur les infrastructures sous-marines existantes, avec l’objectif d’optimiser la création de valeur et de prolonger la dynamique de production du champ.

