Soudan du Sud: des chancelleries occidentales dénoncent des «atrocités insensées» dans le Nord-Est

Dans un communiqué commun publié jeudi 26 février, plusieurs chancelleries occidentales, dont les États-Unis et l’Union européenne, ont dénoncé « les informations faisant état d’atrocités insensées perpétrées, semble-t-il, par des forces liées » à l’armée du Soudan du Sud, « contre des villageois de Pankor », dans le nord-est du pays, le 21 février dernier. Le bilan humain communiqué est de 16 morts, dont 8 enfants et 5 femmes, mais plusieurs médias annoncent plutôt 22 morts.

Publié le :




2 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux

Au Soudan du Sud, un massacre de civils perpétré le 21 février 2026 par des soldats affiliés à l’armée sud-soudanaise continue de faire réagir. Les ambassades des États-Unis, de l’Union européenne, de la France, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Irlande, des Pays-Bas, de la Norvège et du Japon ont dénoncé dans un communiqué commun cette tuerie qui a eu lieu à Pankor, un village du comté d’Ayod, dans le Jonglei, au nord-est du pays. Cette région est en proie depuis décembre à un conflit qui s’aggrave, qui a fait près de 300 000 déplacés, et qui est marqué par des violations graves des droits humains.

C’est un véritable piège qu’ont tendu des soldats de l’armée sud-soudanaise à des habitants de Pankor dans le Jonglei. Selon les récits publiés dans la presse locale, un groupe de soldats a appelé les habitants à venir s’enregistrer pour recevoir de l’aide humanitaire. Rassemblés dans une hutte, ils auraient ensuite été exécutés, certains avec les bras attachés dans le dos, comme en attestent les images qui ont circulé dès dimanche.

L’administration Trump menace

Le bilan serait de 22 morts, dont 17 femmes et 3 enfants, selon des témoins. Se disant « consternées », les chancelleries occidentales ont réagi, dénonçant « le massacre délibéré de civils » à Pankor. Elles réclament que « ceux qui sont responsables de tels crimes, et qui alimentent l’intensification de la violence, soient traduits en justice, quels que soient leur statut ou leurs connexions politiques ».

L’administration Trump a publié un autre communiqué jeudi. Elle menace Juba de stopper tout soutien si le gouvernement ne fait rien pour « endiguer le risque de guerre par un retour immédiat au dialogue entre les signataires de l’accord de paix de 2018 ».

Dans un communiqué jeudi soir, le gouvernement du Jonglei a par ailleurs condamné cette tuerie commise, selon lui, par des éléments indisciplinés de l’armée qui ont été arrêtés, et seront présentés devant un tribunal militaire. Le bilan communiqué est de 16 morts, dont 8 enfants et 5 femmes, mais plusieurs médias parlent plutôt de 22 morts.

À lire aussiSoudan du Sud: un «risque de violences massives contre les civils», s’inquiètent des experts indépendants de l’ONU

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close