Sénégal: Une organisation paysanne appelle à protéger l'agriculture familiale

Thiès — La Fédération des agropasteurs de Diender (FAPD), militant pour une souveraineté alimentaire impliquant le développement des exploitations familiales, appelle l’Etat à « protéger les terres à vocation maraichère, qui s’amenuisent » de plus en plus.

« Nous sommes pour la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, mais nous sommes aussi pour le développement des exploitations familiales », a déclaré à ce sujet le secrétaire général de la FAPD, Doudou Diop.

Il s’exprimait lors d’un point de presse tenu à Diender, mercredi, en prélude au Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique, prévu du 31 août au 6 septembre prochains au Sénégal.

« Nous Sénégalais, paysans dans la zone des Niayes, nous voulons, avec l’accompagnement de nos partenaires, donner [le point de vue] des acteurs paysans dans le cadre des exploitations familiales », a indiqué M. Diop.


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La Fédération des agropasteurs de Diender, dont l’ambition est de faire entendre la voix des agropasteurs, s’est donné pour mission de stopper la dégradation des ressources naturelles, la perte de terres agricoles et de zones de pâturage, selon son secrétaire général.

Selon lui, les préoccupations des agropasteurs portent principalement sur l’accès à la terre, aux semences, la fertilisation organique et l’accès à l’eau.

Pour Doudou Diop, l’État doit protéger les terres à vocation maraichère, qui s’amenuisent, parce grignotées chaque jour par les promoteurs immobiliers et les industries minières.

Il signale un « sérieux problème de bonne semence » qui se pose à l’agriculture, en rappelant que « c’est avec les semences paysannes que nos ancêtres remplissaient les greniers », dont certains étaient stockés jusqu’à l’année suivante.

Il a affirmé que les semences de céréales commencent à « échapper » aux paysans locaux, à cause des hybrides et des OGM.

« Je crois que c’est le paysan qui doit avoir une autonomie semencière », a-t-il dit, déplorant en même temps l’état des terres qui se sont « dégradées » sous l’effet des engrais chimiques.

Une situation qu’il impute à la surutilisation des engrais chimiques par des maraichers sans « formation solide », devenus « dépendants de ces engrais chimiques pour produire ».

« Pourquoi ne pas retourner à la fertilisation organique, amener, les agriculteurs et pasteurs à redécouvrir des modes de production agroécologiques performantes, en les aidant à professionnaliser leurs activités et à se positionner avantageusement dans leurs filières ? », s’est interrogé Doudou Diop.

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