Sénégal: un lutteur frappe son adversaire avant une rencontre et suscite l'indignation

Au Sénégal, la scène est devenue virale. Ce vendredi 30 janvier à Dakar, deux jeunes espoirs de la lutte étaient réunis sur un plateau télé pour promouvoir leur combat prévu une semaine plus tard, le 7 février. Une étape bien connue, prévue dans la discipline. Mais la rencontre a dégénéré quand le lutteur Petit Baye Fall a porté en direct deux coups de poing à son adversaire Boy Dakar. Un geste aussitôt condamné par la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) dans un communiqué dès le samedi 31 janvier.
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Avec notre correspondante à Dakar, Pauline Le Troquier
Dans cette rencontre filmée, les deux lutteurs se jaugent l’un et l’autre, face à leur public. Comme le veut cette séquence de promotion, quelques provocations fusent, quand tout à coup, le lutteur connu sous le nom de Petit Baye Fall frappe son adversaire Boy Dakar allant jusqu’à lui ouvrir l’arcade sourcilière.
Ce geste est inacceptable pour Malick Thiandoum, chroniqueur sportif spécialiste de la lutte : « Ça m’a beaucoup choqué quand j’ai vu les points de suture sur le front du lutteur qui a été frappé. Il y a une escalade de la violence. C’est les acteurs principaux qui s’adonnent à la violence. Certainement, ça va faire tache d’huile au niveau des supporters ».
Un mauvais signal pour la discipline
La communauté de la lutte déplore le mauvais signal de trop pour la discipline. Le 6 janvier, le ministre de l’Intérieur s’était déjà inquiété d’un phénomène nouveau à l’issue des combats de lutte : des mouvements de foules de supporters accompagnés d’agressions dans la rue. Iba Kane, journaliste de la chaîne Lutte TV à Dakar exige, à ce titre, des sanctions exemplaires dans cette affaire : « On est en train de délaisser la lutte sénégalaise parce qu’on dit que la lutte, c’est un sport violent. Donc, je pense que la Fédération sénégalaise de lutte doit sévir et donner une leçon, soit retirer sa licence, soit deux ans de suspension pour que pareil cas ne se reproduise plus ».
Face à la vague d’indignation en ligne, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a assuré plancher « en extrême urgence » sur le dossier sans préciser, à ce stade, quelles sanctions pourraient être prononcées.



