Sénégal: la police démantèle un réseau pédopornographique avec l'aide de la justice française

Un réseau pédopornographique impliquant des ressortissants sénégalais et un Français a été démantelé entre Dakar et Kaolack. La police sénégalaise a interpellé quatorze hommes, qui ont été déférés vendredi 6 février devant le parquet, à l’issue d’une enquête de plusieurs mois en collaboration avec la justice française. Les autorités précisent que l’affaire implique des mineurs et des transmissions volontaires du VIH et que l’enquête se poursuit.
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Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois
L’enquête a été ouverte au Sénégal à la suite d’une commission rogatoire internationale, délivrée par la justice française après l’arrestation d’un homme en France, Pierre Robert, originaire de Picardie, en avril dernier pour pédopornographie. Un réseau aux ramifications allant jusqu’au Sénégal a été mis au jour. Le dossier a ensuite été confié à la division des investigations criminelles, épaulée par une mission française composée de juges d’instruction et d’officiers de police.
Les investigations ont révélé que quatre des suspects collaboraient avec Pierre Robert, qui leur demandait de recruter de jeunes garçons, de les initier à des pratiques sexuelles et de filmer les actes, avant de lui transmettre les images. En contrepartie, de l’argent leur était envoyé par Western Union.
Au total, quatorze hommes ont été déférés ce vendredi devant le parquet de Dakar pour transmission volontaire du VIH à des mineurs, actes contre nature, proxénétisme et participation à un réseau pédopornographique.
L’enquête a permis de saisir téléphones, ordinateurs, documents médicaux, médicaments antirétroviraux et objets utilisés lors des rapports sexuels, confirmant que certains membres du réseau étaient positifs au VIH. Parmi les interpellés figurent des étudiants, des fonctionnaires et des tailleurs, originaires de Dakar et Kaolack.
La police sénégalaise poursuit son enquête pour identifier d’éventuels autres complices. Les personnes concernées par la procédure judiciaire ouverte en France pourraient faire l’objet d’une demande d’extradition.



