Rétrocession des Chagos à Maurice: des Chagossiens débarquent sur l'archipel lors d'une opération coup de force

C’est une opération qualifiée d’illégale par Port-Louis. Des Chagossiens opposés à la rétrocession des îles Chagos à Maurice ont mené une action coup de force lundi 16 février. Arrivés de Londres, ils ont débarqué sur l’archipel, accompagnés d’un ex-parlementaire britannique, pour y installer ce qu’ils décrivent comme une présence permanente. 

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Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert

C’est une action qui intervient alors que le Royaume-Uni s’apprête à céder l’archipel à Maurice dans un dossier hautement sensible sur les plans historique et géopolitique. Ouvertement opposés au retour des Chagos sous souveraineté mauricienne, quatre Chagossiens ont débarqué ce lundi sur Peros Banhos – l’une de ses îles – malgré l’interdiction d’accès strict imposée par Londres qui contrôle toujours l’archipel pour le moment. Par leur action, ces Chagossiens entendent peser politiquement sur le dossier, alors que le gouvernement mauricien dénonce un coup médiatique.

À l’origine de l’initiative, Misley Mandarin, dirigeant d’un contre-gouvernement chagossien basé à Londres, dit vouloir y installer une présence permanente, mais sous souveraineté britannique. Dans une vidéo publiée ce mardi, il appelle les Chagossiens à revenir vivre sur l’archipel. Cette action vise selon lui à empêcher la rétrocession des îles à Maurice alors que le processus entre Londres et Port-Louis est bien avancé depuis le feu vert donné en janvier par le président américain Donald Trump. Diego Garcia, principale île de l’archipel, abrite par ailleurs une base militaire américaine stratégique.

Le Premier ministre par intérim « choqué »

Le groupe est accompagné d’Adam Holloway, membre en vue de Reform UK, un parti d’extrême droite britannique. À Port-Louis, le Premier ministre par intérim, Paul Bérenger, se dit « choqué » par le manque de vigilance de Londres.

Le ministre de la Justice, Gavin Glover, estime que les auteurs devront « répondre de leurs actes ». De son côté, le leader chagossien Olivier Bancoult dénonce une opération politique contraire au droit international et affirme que toute réinstallation doit se faire sous souveraineté mauricienne.

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