RDC: retour au calme au parc de l’Upemba après l’attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï

Un jour après l’attaque du site de Lusinga dans le parc national de l’Upemba, au nord du Katanga en RDC, attribuée à des miliciens Maï-Maï, la situation est revenue calme mercredi 4 mars. L’armée a pris le contrôle de ce site qui abrite tous les services du parc et quelques agents sont de retour. Selon l’Institut congolais pour la conservation de la nature, cinq agents du parc ont été tués et plusieurs biens ont été emportés par des assaillants. Le parc national de l’Upemba regorge d’une faune sauvage riche, dont des zèbres sauvages, des derniers buffles du Katanga et des éléphants. 

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Avec notre correspondante à Lubumbashi, Denise Maheho

L’attaque a été lancée vers 04h00 du matin ce mardi et a pris par surprise les agents présents sur place. Le bilan est lourd : cinq morts selon un communiqué de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Des sources proches de l’ICCN attribuent cette attaque à un groupe de miliciens Maï-Maï venus des villages voisins, notamment de Kinja et Ngonga. Il s’agirait d’un nouveau groupe dont le leader n’est pas identifié.

Plusieurs équipements ont été pillés et une partie des infrastructures détruites, toujours selon l’ICCN. D’autres sources indiquent que les assaillants ont également pris d’assaut le dépôt d’armes et de munitions des gardes du parc, qu’ils ont incendié après l’avoir pillé.

Le calme est revenu

Aujourd’hui, le calme est revenu sur le site de Lusinga. Le personnel expatrié du parc ainsi que sa directrice Tina Lain sont en sécurité, assure le bureau de communication du parc. D’autres sources affirment aussi que l’armée a retrouvé un véhicule abandonné en brousse avec une partie de la cargaison d’armes et de munitions volée.

La zone autour du parc national de l’Upemba enregistre un activisme des miliciens depuis une décennie. En 2004, ce site de Lusinga avait déjà connu une attaque meurtrière. Le conservateur du parc et deux autres agents avaient été tués par des miliciens Maï-Maï du chef Kyungu Mutanga Gédéon.

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