RDC: les proches d'Aubin Minaku dénoncent un «enlèvement» et l'instauration d'une «tyrannie»

En République démocratique du Congo, le climat politique reste sous tension à Kinshasa, où les arrestations visant des figures proches de l’ancien président Joseph Kabila se poursuivent. La nuit de samedi à dimanche, des hommes lourdement armés d’un service de sécurité de la présidence congolaise ont cueilli Aubin Minaku, l’ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD, l’ancien parti présidentiel, qui dénonce ce qu’il qualifie d’« enlèvement ».
Publié le : Modifié le :
1 min Temps de lecture
Une arrestation qui irrite le parti de Kabila d’autant plus qu’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti, est détenu par le même service de la présidence.
Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD de Joseph Kabila, a été joint par Pascal Mulegwa, notre correspondant à Kinshasa.
« Le vice-président, Monsieur Aubin Minaku a été victime d’un enlèvement orchestré par les hommes du pouvoir. Le parti ne sait toujours pas où il se trouve maintenant. Le PPRD regrette ces méthodes rétrogrades ! Cela fait déjà un mois, jour pour jour, que notre camarade secrétaire permanent (Emmanuel Ramazani Shadary NDLR) a été enlevé et jusqu’à ce jour ses avocats n’ont pas été autorisés à le contacter.
Nous dénonçons ces pratiques d’autres époques, la criminalisation de l’appartenance à l’opposition ou d’une prise de position de l’opposition par rapport à la gouvernance de la crise.
Aujourd’hui, nous exigeons la libération immédiate et sans condition de nos camarades arrêtés et de plusieurs autres qui ont été arrêtés dans les mêmes conditions, avec pour objectif de faire taire l’opposition ».
Selon lui, il s’agit d’instaurer en RDC une forme de « dictature ou de tyrannie ».



