RDC: de violents combats signalés entre l'armée et les combattants Twirwaneho au Sud-Kivu

Dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), de violents combats se sont poursuivis tout au long du week-end dans les hauts plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu. Les affrontements opposent les combattants Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23, mouvement politico-militaire appuyé par Kigali, à l’armée congolaise, soutenue par des éléments de l’armée burundaise et des miliciens Wazalendo. La zone des combats se situe à une centaine de kilomètres à l’est de la ville de Baraka.
Publié le :
2 min Temps de lecture
Selon des sources locales, les échanges ont été particulièrement intenses en RDC. Plusieurs milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs villages ces dernières semaines. Les déplacés vivent désormais dans des conditions difficiles, avec un accès limité à l’assistance de base. Il s’agit « de l’un des épisodes les plus violents enregistrés dans la zone depuis le début de l’année », selon plusieurs sources locales.
En première ligne, les FARDC, soutenues par des unités de l’armée burundaise et une coalition de miliciens Wazalendo. Elles bénéficieraient également d’un appui aérien important, notamment des drones d’attaque, toujours selon ces sources.
Face à cette offensive menée par Kinshasa, la milice locale Twirwaneho, alliée au mouvement politico-militaire AFC/M23, a reculé sur plusieurs positions au cours de la dernière semaine.
Le porte-parole des FARDC, le lieutenant Kalondji Mbuyi, a revendiqué, dans une déclaration transmise à RFI, la reprise de plusieurs villages dans ce secteur.
À lire aussiCombats dans le Sud-Kivu en RDC: «Nous sommes toujours bombardés par des drones du gouvernement»
Le Nord-Kivu pas épargné non plus par les violences
Conséquence de ces combats : plus de 200 000 civils ont fui la zone depuis le début du mois de février, selon la société civile de Fizi et des sources humanitaires. La grande majorité aurait trouvé refuge dans le territoire de Fizi.
Toujours selon le président de la société civile de Minembwe, Mufashe Santos, des dizaines de maisons civiles auraient été détruites par des bombardements aériens dans cette zone majoritairement habitée par la communauté Banyamulenge. Des structures sanitaires, des écoles et des marchés ont également été contraints de fermer en raison des affrontements.
D’autres affrontements ont été signalés dimanche 22 février entre l’armée congolaise, appuyée par les milices Wazalendo, et l’AFC/M23 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Selon des sources locales, des centaines d’habitants ont fui vers Kibabi et Ngungu à la suite de l’offensive de l’armée. Celle-ci aurait permis aux FARDC de prendre le contrôle du chef-lieu du secteur de Katoyi, situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Goma.
À écouter aussiRDC: à Fizi, l’hôpital débordé face à l’afflux de blessés dus aux combats dans l’Est [1/3]



