RDC: à Goma, l'ONU insiste auprès de l'AFC/M23 sur le respect de l'espace humanitaire

Le coordinateur humanitaire des Nations unies en RDC, Bruno Lemarquis, est arrivé ce mardi 17 mars 2026 dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23. Lors d’un tête-à-tête avec le coordinateur des rebelles, Corneille Nangaa, le haut fonctionnaire onusien a tenu à rappeler les principes qui guident l’action humanitaire.

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Au centre de l’entretien se trouvait le respect de la situation des personnes en grande vulnérabilité dans les régions de l’est de la RDC. Pour aider les plus démunis, Bruno Lemarquis a rappelé la nécessité de respecter le droit international humanitaire et l’espace humanitaire afin de faciliter le travail des ONG et « pour qu’elles puissent avoir accès aux très nombreuses personnes dans le besoin ».

Le coordinateur humanitaire des Nations unies a également souligné la nécessité de « changer d’approche pour aller vers ce que l’on appelle la résilience afin d’aider les familles à reprendre leurs activités économiques ».

Il a informé que la RDC est l’un des pays les plus toucher au monde par les coupures budgétaires des États-Unis ainsi que celles des autres bailleurs de fonds internationaux. Une situation qui affecte directement les humanitaires dans la région dans leur travail d’apporter l’assistance à la population.

On a parlé de la situation des personnes en grande vulnérabilité à l’est de la République démocratique du Congo, de la manière dont les acteurs humanitaires travaillent avec les autorités ici à Goma, les autorités de fait, sur un certain nombre de sujets. Nous avons réitéré également l’importance du respect du droit international humanitaire, du respect de l’espace humanitaire pour les nombreuses organisations humanitaires, congolaises et internationales qui travaillent ici à Goma et dans les territoires aux alentours, pour qu’elles puissent avoir accès aux très nombreuses personnes qui sont dans le besoin, qui font face à des besoins quotidiens. C’était aussi une autre partie de la discussion. Il faut aussi changer d’approche. Dès que les besoins d’urgence sont terminés, il faut changer d’approche et aller plus vers ce qu’on appelle la résilience ou bien ce qu’on appelle le relèvement précoce, c’est à dire aider les familles, aider les communautés vulnérables, aider les familles à reprendre leurs activités économiques.

Bruno Lemarquis, coordinateur humanitaire des Nations unies en RDC

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