Ouganda: les eurodéputés demandent l’ouverture d’une enquête sur de possibles crimes contre l’humanité

Le Parlement européen adopte une résolution sur la situation post-électorale en Ouganda. Les eurodéputés ont voté jeudi 14 février 2026 un texte condamnant la répression contre l’opposition, la société civile et les médias après la présidentielle du 15 janvier, et appellent à des investigations indépendantes sur des exactions présumées. Un texte voté à une large majorité, qui suscite des réactions positives au sein de l’opposition ougandaise.
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514 voix pour, 3 contre et 56 abstentions : le vote est sans appel. Une résolution commune, portée par plusieurs groupes politiques.
Les eurodéputés condamnent « les abus, les intimidations, les fraudes, les violences », ainsi que la coupure nationale d’internet, qui, selon eux, ont entaché la conduite des élections du 15 janvier. Ils disent aussi leur préoccupation face aux menaces visant l’opposition, notamment Bobi Wine et Kizza Besigye, et dénoncent la suspension d’organisations de la société civile.
La résolution demande aussi la libération immédiate et inconditionnelle des personnes détenues arbitrairement, dénonce le meurtre du sympathisant de la NUP, Mesach Okello, et exhorte Kampala à cesser de juger des civils devant des juridictions militaires. Enfin, les eurodéputés appellent l’Union européenne (UE) et ses États membres à revoir leur coopération avec l’Ouganda, et demandent des enquêtes indépendantes sur de possibles crimes contre l’humanité impliquant des responsables politiques et militaires.
Dans l’opposition, Bobi Wine salue un texte « très important ». « Le monde regarde », écrit-il, en espérant qu’un jour, « des comptes seront rendus ».
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