Nigeria: vives condamnations après l'attaque de Jos qui a fait près de 30 morts

Au Nigeria, les condamnations sont unanimes après la mort d’une trentaine de personnes dans une attaque dans le centre du pays.
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Avec notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian
Le soir du dimanche des rameaux, des hommes ont ouvert le feu sur un bar, faisant 28 morts, selon le gouverneur. Trois autres personnes ont été lynchées par la suite. Cette attaque survenue dans une région marquée par des conflits intercommunautaires et interreligieux a été vivement condamnée.
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La puissante association des Chrétiens du Nigeria (CAN) a estimé « qu’aucune communauté ne devrait se réveiller sous les coups de feu, un jour de fête sacrée » et demande aux « institutions sécuritaires de prévenir ces menaces plutôt que de simplement y répondre ».
Le député américain Riley Moore, qui dénonce depuis plusieurs mois des attaques ciblées, selon lui, contre les chrétiens du Nigeria, a sommé les autorités de prendre des mesures fermes, surtout en cette période de fêtes chrétiennes.
Des habitants de l’État de Plateau avaient rapporté des mouvements d’hommes armés à moto plusieurs jours avant cette attaque sans que la sécurité ne soit renforcée dans cette zone.
Après l’attaque, le gouvernement local a imposé un couvre-feu de 48 heures et interdit strictement la circulation de motos-taxis dans l’agglomération de Jos.
De son côté, le président Bola Tinubu a également réagit, estimant que ceux qui ont visé des civils à Jos « voulaient déclencher une spirale d’attaques de représailles et de nouveaux bains de sang » dans la région.



