Nigeria: les explosions de Maiduguri font craindre un retour en force de Boko Haram

Si la triple attaque perpétrée lundi 16 mars dans cette cité du nord-est du Nigeria n’a pas encore été revendiquée, le discours officiel rassurant se heurte à l’inquiétude de la population face à un mode opératoire qui rappelle furieusement celui de l’insurrection jihadiste dans une ville considérée comme son coeur historique. 

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Deux jours après les attaques meurtrières à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, les autorités ont beau assurer que le calme est revenu, les craintes d’un possible retour en force du groupe Boko Haram demeurent, elles, bien présentes. À la suite des trois explosions qui ont fait au moins 23 morts et plus d’une centaine de blessés dans cette ville considérée comme le cœur historique de l’insurrection jihadiste, les équipes de déminage ont inspecté les lieux dans la journée du mardi 17 mars, sans trouver aucun autre engin explosif.

« Les équipes de déminage ont sécurisé la zone et les blessés. Quant aux victimes, elles ont été transportées à l’hôpital. À ce stade, le calme est revenu. Les forces de sécurité mènent des patrouilles renforcées dans la ville de Maiduguri afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent », déclare ainsi Nahum Kenneth Daso, le porte-parole de la police.

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« Boko Haram est aujourd’hui plus puissant que nous le pensions »

Mais si le discours officiel se veut rassurant alors que le président Bola Tinubu est actuellement en visite d’État au Royaume-Uni, certaine voix s’élèvent pour dresser un tout autre constat. Pour l’analyste Boladale Adekoya, ces nouvelles explosions marquent au contraire une escalade : « Il y a longtemps qu’une attaque n’avait pas eu lieu à proximité du siège du gouverneur : cela montre que Boko Haram est aujourd’hui plus puissant que nous le pensions », affirme ce dernier qui estime que les condamnations des autorités ne suffisent plus : « Les gens continuent de mourir » déplore-t-il encore.

Si les attaques de lundi n’ont encore fait l’objet d’aucune revendication confirmée à ce stade, le mode opératoire – des attentats coordonnés – n’en rappelle pas moins celui de Boko Haram, que beaucoup pensaient affaibli.

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