Niger: les autorités confrontées à l'explosion de la surpopulation carcérale à la prison civile de Niamey

Le régisseur de l’établissement a informé le ministre nigérien de la Justice, qui s’est rendu sur place lundi 9 mars, que le taux d’occupation des lieux était de 400%. Alors que la prison abrite une très grande majorité de prisonniers incarcérés sous le statut de la détention provisoire, leurs délégués mettent en cause la lenteur des délais de traitement des dossiers par la justice pour expliquer ce phénomène.
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Une explosion de la surpopulation carcérale à la prison civile de Niamey : tel est le constat dressé à la suite de la visite sur place du ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda, lundi 9 mars, à qui le régisseur de l’établissement situé en plein cœur de la capitale nigérienne a communiqué un taux d’occupation des lieux de plus de 400%.
Construite pour pouvoir accueillir 400 détenus il y a 80 ans, celle-ci en abrite aujourd’hui près de 1 900. Selon un communiqué du ministère de la Justice, des délégués des prisonniers ont mis en avant la lenteur dans le traitement de leurs dossiers judiciaires pour expliquer ce phénomène : les trois quarts d’entre eux sont, en effet, incarcérés sous le statut de la détention provisoire, soit environ 1 500 personnes.
Si la construction d’un nouveau centre de détention d’une capacité de 1 500 places est prévue pour remplacer l’actuelle prison civile de Niamey, celui-ci est en chantier depuis plusieurs années. En attendant son ouverture, Alio Daouda, qui était venu pour s’enquérir de leurs conditions de détention, a donc promis aux détenus une accélération des délais de traitement de leurs dossiers.
Le Niger compte au total une quarantaine de prisons qui accueillaient près de 16 000 détenus en 2024.
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