Musonda Mumba (Ramsar): de l'Ukraine au Congo, «les zones humides revêtent une importance capitale»

Les guerres – Ukraine, Iran – mais aussi les projets d’exploitation pétrolière et gazière, comme en RDC, ne sont pas sans conséquences sur le climat et l’environnement dont les zones humides sont des « fondements ». C’est l’avertissement de l’hydrologue Musonda Mumba, secrétaire générale de la convention de Ramsar sur les zones humides, dans le grand entretien du mois.

► Chaque mois, le service environnement-climat de RFI s’entretient avec une personnalité choisie autant pour sa vision des enjeux globaux posés par les transformations environnementales et climatiques que pour sa connaissance de la réalité du terrain.

RFI : À quels critères un site doit-il répondre pour être classé sur la liste des zones humides de la Convention de Ramsar

Musonda Mumba : la convention de Ramsar sur les zones humides est le plus ancien accord environnemental multilatéral du monde. Elle a été créée en 1971 par Lukas Hoffmann, ornithologue et philanthrope suisse qui estimait qu’il était devenu nécessaire de protéger ces si fragiles espaces. Depuis, cette convention est devenue un traité, rejoint par les pays qui l’ont signé, 172 aujourd’hui [sur environ 200 nations, NDLR]. L’une des conditions pour rejoindre ce traité est de désigner au moins une zone humide d’importance internationale, que l’on appelle « site Ramsar ».

Ce site doit répondre à un ensemble de critères parmi neuf. Le premier, évidemment, est d’être humide, comme une mangrove. Et il peut être artificiel, comme une rizière. Il doit en tout cas être « utilisé » de manière « rationnelle », selon les termes de la convention.

Deux autres critères sont la diversité des espèces et le fait qu’il soit situé sur une voie migratoire. Historiquement, ce sont les oiseaux aquatiques qui sont au centre de cette convention. La plupart des zones humides, sinon toutes, sont interconnectées. Vous pouvez avoir une zone en France qui accueille un oiseau ayant volé depuis la Sibérie ou l’Afrique pour rejoindre cet écosystème.

Quels sont les autres critères ?

La qualité de l’eau. D’évidence, nous ne voulons pas lister un écosystème humide complètement pollué. Il y a aussi les services écosystémiques qu’il fournit. À Indore, en Inde, le site Ramsar [du lac Sirpur] est classé parce qu’il fournit l’eau à la ville [désignée ville la plus propre de l’Inde en 2024]. Par ailleurs, ce site est très bien géré par des mitras [littéralement, les amis des zones humides], ici des femmes. Elles y cultivent les nénuphars pour la nourriture. Pour cela, elles s’assurent que l’endroit n’est pas pollué, définissent la zone tampon pour l’agriculture et disent quand il est temps de récolter.

À lire aussiInde: plusieurs personnes sont mortes après avoir consommé de l’eau contaminée

Cette gestion dynamique est essentielle. Les zones humides abritent une diversité de plantes capables de filtrer les polluants venus de l’air, de la pluie ou d’autres sources. Elles rendent l’eau suffisamment propre pour la consommation, pour la faune sauvage, pour les autres systèmes végétaux et pour l’environnement dans son ensemble.

Les zones humides sont donc très importantes pour les espèces mais aussi pour les populations qui vivent près des mangroves, où l’on trouve des pêcheries, de l’agriculture, des systèmes d’alimentation…

Le lac Sirpur, une zone humide riche en biodiversité et majeure pour la ville voisine d'Indore (Inde), ici en décembre 2022.
Le lac Sirpur, une zone humide riche en biodiversité et majeure pour la ville voisine d’Indore (Inde), ici en décembre 2022. © Wikimedias

Le lac Loktak, dans l'État du Manipur, à l'extrême est de l'Inde, est l'un des plus grands de cette partie du pays. Un site Ramsar qui se caractérise pour ses phundis, des blocs de terre et d'herbes grasses qui flottent.
Le lac Loktak, dans l’État du Manipur, à l’extrême est de l’Inde, est l’un des plus grands de cette partie du pays. Un site Ramsar qui se caractérise pour ses phundis, des blocs de terre et d’herbes grasses qui flottent. © Sirsendu Gayen/Ramsar

On regarde aussi comment il est protégé. Certains sont déjà des parcs nationaux, des réserves privées… En Arabie saoudite, l’île de Farasan est une réserve de biosphère Unesco et un site vert de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La convention s’est élargie au rôle des zones humides dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Le Costa Rica fut le premier pays de notre convention à avoir une stratégie carbone bleu [de conservation] pour son golfe de Nicoya et son écosystème de mangroves. La quantité de carbone séquestré dans ces zones humides est phénoménale.

À la fin, les zones humides revêtent une importance capitale.

Les écosystèmes les plus précieux de la planète, mais aussi parmi les plus menacés

De nombreux milieux peuvent bénéficier du classement en site Ramsar, sur les littoraux comme à l’intérieur des terres : lacs, étangs, rivières et même bassins versants, nappes phréatiques, marécages, mangroves et marais, prairies humides, tourbières, récifs coralliens, embouchures de fleuves (estuaires, deltas (lien CPDV), rizières, bassins de pisciculture… Il y a plus de 2 500 sites dans le monde. La mission de cette convention est la conservation des biotopes considérés comme d’importance internationale en raison de leurs fonctions écologiques, économiques, scientifiques, culturelles et récréatives. 

Plus d’un tiers des zones humides du monde ont disparu depuis la création de cette convention, ce qui peut interroger sur sa capacité à remplir sa mission.

Or, bien qu’elles ne couvrent qu’environ 6% de la surface terrestre, les zones humides fournissent chaque année 39 000 milliards de dollars de services écosystémiques, expliqués dans cette interview.

Selon le rapport Perscpectives mondiales des zones humides de juillet 2025, 80% des sites Ramsar subissent aujourd’hui des pressions liées à la pollution, à la surexploitation ou à la conversion des terres. Les espèces dépendantes des zones humides ont décliné de 81% en cinquante ans.

Les plus grands sites sont Rio Negro au Brésil (120 000 km2), Ngiri-Tumba-Maindombe en RD Congo et le golfe de la Reine-Maud au Canada. Mais d’autres sites ne couvrent pas plus d’un hectare.

Les pays qui possèdent le plus grand nombre de sites sont le Royaume-Uni (176) et le Mexique (144). Le Brésil a inscrit la plus vaste superficie : 267 000 km2 protégés par la Convention.

Quel est, pour les pays, l’intérêt de demander le classement d’un site sur la liste ? Financier, par exemple ?

Pas nécessairement financier. Mais si l’on parle des bénéfices économiques, notre rapport sur les Perspectives mondiales des zones humides de l’an dernier s’est penché sur leur valeur et sur ce que représente leur perte. Le tsunami de 2004 en Indonésie a engendré des destructions colossales. La ville de Banda Aceh notamment a été rasée. Quand j’ai demandé au président Joko Widodo, en 2024, ce qu’il s’est passé là-bas, il m’a répondu : « On a enlevé la barrière protectrice que sont les mangroves et nous n’étions plus à l’abri. » Le coût, ce sont des vies humaines, c’est la perte d’une ville entière. Transposé en chiffres, c’est astronomique. L’objectif du classement d’un site, c’est sa protection et sa gestion durable.

À lire aussiPourquoi faut-il protéger les zones humides?

Un autre exemple, ce sont les PFAS, les polluants éternels. Lorsqu’ils arrivent dans les zones humides, depuis les usines ou pour les produits d’entretien, les gens en deviennent malades, puis les hôpitaux sont sous pression. Les conséquences économiques sont énormes.

Lorsqu’un pays désigne une zone humide d’importance internationale, il ne le fait pas seulement pour sa communauté, mais pour l’ensemble de la population mondiale. La Camargue, dans le sud de la France, ne produit pas de l’humidité pour elle seule, mais aussi pour l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse… Chaque zone humide de la planète fait partie du cycle hydrologique et en constitue le fondement.

Le détroit d’Ormuz abrite les plus grandes forêts de mangroves du golfe Persique et de la mer d’Oman. Ironie de l’histoire, Ramsar est le nom de la ville iranienne où a été signée la convention en 1971. Dans quelle mesure ces sites et ces espèces sont-ils affectés par la guerre dans cette région ?

Nous n’avons pas d’informations. En général, elles proviennent des organisations humanitaires sur le terrain. Je doute que des agences [de l’ONU] comme Ocha (affaires humanitaires), qui collabore étroitement avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), y aient accès actuellement.

Nous savons que la guerre, quelles que soient les circonstances et quel que soit le lieu, aura pour victimes les populations et la nature. La région du détroit d’Ormuz compte quatre sites Ramsar d’une biodiversité incroyable, d’une importance capitale.

Sur 27 sites Ramsar d'Iran, quatre se situent dans le détroit d'Ormuz, voie de circulation maritime majeur pour 20% du pétrole mondial.
Sur 27 sites Ramsar d’Iran, quatre se situent dans le détroit d’Ormuz, voie de circulation maritime majeur pour 20% du pétrole mondial. © Ramsar.org

La guerre en Ukraine fait également des ravages sur le plan environnemental, la zone de front étant en outre très étendue. Après quatre ans de conflit généralisé, quelles sont les zones humides affectées ?

Nous sommes une convention et ne pouvons pas nous rendre sur un terrain de guerre. En 2022, nous avons été la première convention à adopter une résolution pour qu’une évaluation des dommages soit réalisée. Nous travaillons de manière étroite avec le gouvernement ukrainien et avec le PNUE qui a un bureau à Kiev. Un groupe spécial d’experts a effectué une analyse approfondie de données de terrain et d’observations satellitaires travaille sur les conséquences environnementales de ce conflit. Un rapport a été réalisé et dévoilé lors de la COP en juillet 2025 [la Russie s’est retirée de la convention de Ramsar un jour avant l’ouverture].

Sur les 50 sites Ramsar ukrainiens, seulement deux n’ont pas été affectés par la guerre. La rupture du barrage de Kakhovka a eu des conséquences sur deux ou trois sites Ramsar en aval. Cette vaste zone agricole, où les cultures ont été dévastées, est désormais inondée de façon permanente. Ce n’est pas bon pour certaines plantes, certains animaux, parce que cela a altéré la période de reproduction.

Nous voulons également déterminer si des polluants n’ont pas fuité dans l’eau [lors de la rupture]. Car ces zones humides se jettent dans la mer Noire et nous devons évaluer ce champ d’action très vaste. Il faut des études de long terme, que des experts mènent désormais, pour comprendre la complexité de tout ça. D’autant qu’une partie de l’Ukraine est désormais annexée par la Russie.

À lire aussiUkraine: plusieurs mois après la rupture du barrage de Kakhovka, quel impact environnemental?

La rupture du barrage de Kakhovka, près de Kherson (Ukraine), le 18 juin 2023, a eu de nombreuses conséquences sur une gigantesque superficie. Ici, une population de poissons retrouvés morts.
La rupture du barrage de Kakhovka, près de Kherson (Ukraine), le 18 juin 2023, a eu de nombreuses conséquences sur une gigantesque superficie. Ici, une population de poissons retrouvés morts. AP – Mstyslav Chernov

Êtes-vous préoccupée par les projets d’exploitation pétrolière dans le bassin du Congo, deuxième bassin de forêt primaire au monde et vaste tourbière qui stocke l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales de CO2 ?

Absolument, c’est extrêmement préoccupant. La Cuvette [centrale du Congo, ou Bassin] est un site Ramsar. En Équateur, il y a eu un projet d’exploration pétrolière sur un site Ramsar et les communautés autochtones ont refusé. C’est désormais une discussion que nous devons avoir avec le gouvernement [de RDC] afin de faire le point sur la situation. Existe-t-il un autre site, en dehors de la Cuvette elle-même, où l’on pourrait exploiter ce pétrole ?

Le débat est en cours. Des organismes tels que le PNUE mènent une vaste étude dans la Cuvette grâce au financement du Fonds pour l’environnement mondial. Ils s’efforcent de cerner l’étendue réelle du système complexe de ces tourbières forestières et d’engager un dialogue avec le gouvernement sur les options possibles, car nous connaissons les conséquences des forages pétroliers. Nous les avons vues se produire, au Nigeria par exemple, sur les terres ogonis. Les fuites de mazout, les gens malades, les dégâts sur les zones humides… On ne veut pas en arriver à ce point, car le coût des réparations est bien plus élevé. C’est pourquoi nous voulons un mécanisme de prévention.

À lire aussiBassin du Congo : une expédition au cœur des tourbières (Épisode 1)

Mais parlez-vous au gouvernement de la RDC pour le sensibiliser aux potentielles conséquences de ce projet ?

Oui, nous le faisons lors des COP. Mais nous ne pouvons le faire que sur la base de la science, des données sur l’étendue des tourbières et des risques. C’est pour cela que nous devons travailler en étroite collaboration entre les différents partenaires afin de rassembler les informations.

Quand un pays désigne un site Ramsar, il remplit le Service d’information sur les sites Ramsar (SISR). Donc, si je dois parler au Congo-Brazzaville ou au Congo-Kinshasa, je leur présente le SISR : « Voici les informations que vous nous avez données. Elles indiquent que le site est intact. Vous l’avez choisi en fonction de critères, et vous avez des raisons pour que ces critères soient effectivement protégés. Si vous décidez que vous ne souhaitez plus qu’ils soient protégés, vous devez en informer la convention. » Une autre procédure régulière s’enclenche alors, car c’est un processus intergouvernemental dans le cadre d’un dialogue et d’un consensus.

Vue du bassin du Congo, près de Kisangani, RDC. (Image d'illustration)
Vue du bassin du Congo, près de Kisangani, RDC. (Image d’illustration) © MONUSCO/Myriam Asmani

Y a-t-il des zones humides que vous citeriez en exemples pour le modèle social, écologique, économique, qu’elles représentent ?

Il y en a beaucoup. Dans la lagune de la Somone, les femmes ont joué un rôle déterminant pour classer cette zone humide. Ce qu’elles ont accompli est époustouflant.

Lors de ma visite en janvier, j’ai découvert que la gestion de cette zone humide est intergénérationnelle. Ce sont les jeunes, appelés les « gardiens de l’écologie », qui la gèrent : ils font payer les visiteurs pour monter à bord de la pirogue, pour aller découvrir le lac et explorer la lagune, et pour se rendre dans certains restaurants afin de déguster le poisson. L’argent collecté est redistribué pour améliorer la vie de la communauté. Une partie sert à collecter les déchets, une autre est destinée à la construction d’écoles pour la Somone, une autre rémunère les femmes pour leur gestion de l’écosystème.

Une embarcation de touristes circule dans la lagune de la Somone, au Sénégal, en 2023.
Une embarcation de touristes circule dans la lagune de la Somone, au Sénégal, en 2023. © Wikimedias

À quel point les zones humides sont-elles en danger ?

Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les écosystèmes forestiers. Depuis 1970, nous en avons perdues plus de 33%, principalement à cause de l’agriculture, qui entraîne le drainage de ces zones. En Europe, on a assisté au drainage des systèmes de tourbières. Ce phénomène s’est beaucoup produit au cours du siècle dernier et encore davantage aujourd’hui. Aujourd’hui, on parle de remise en eau, car on constate des incendies et une agriculture intensive. On peut prendre l’exemple de l’Espagne avec [le parc naturel de] Doñana, de l’Indonésie et de la Malaisie pour la production d’huile de palme. L’assèchement des milieux humides engendre des incendies.

Or, les tourbières sont riches en carbone et contiennent beaucoup de biomasse. Quand elles brûlent, c’est en profondeur et pendant des jours. Cette combustion libère le dioxyde de carbone qui finit dans l’atmosphère et réchauffe la planète. Il est donc crucial de maintenir humides ces tourbières.

Vue aérienne de tourbières et de canaux de drainage, au Kalimantan (Indonénie), en 2013.
Vue aérienne de tourbières et de canaux de drainage, au Kalimantan (Indonénie), en 2013. © Flickr/James Anderson/World Resources Institute.

Quels pays citeriez-vous pour avoir mis en place des mesures pour combattre cette déperdition de zones humides ?

L’Argentine et le Chili disposent de loi sur les glaciers, qui ont des conséquences pour les zones humides s’ils disparaissent. Cela a pu se traduire par l’extension de certaines zones protégées, en parfaite adéquation avec ce qu’on appelle le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, dont l’objectif est de préserver 30% de la surface terrestre d’ici 2030. D’autres pays prennent des mesures, mais celles-ci doivent s’inscrire dans un cadre politique et législatif.

La Chine a été l’un des premiers pays au monde à disposer d’une véritable législation sur les zones humides. Cette loi impose des obligations aux entreprises ou aux organisations qui souhaitent s’étendre, ainsi qu’aux villes qui souhaitent utiliser ces terres. La Chine est ainsi très intéressante en ce qui concerne le label Ville des zones humides. Elle a développé le concept de « ville-éponge » pour absorber l’eau en cas d’événements climatiques extrêmes.

On retrouve aujourd’hui ce débat sur les villes-éponges au niveau de l’Union européenne, pour s’assurer que les villes soient suffisamment absorbantes, pour remédier à cette bétonisation, que l’on observe ici en France.

À réécouterComment adapter les villes face aux risques d’inondations ?

Vue aérienne de la ville-éponge de Xinzheng, province de Zhenzhou, en 2022.
Vue aérienne de la ville-éponge de Xinzheng, province de Zhenzhou, en 2022. © Wikimédias

Au Rwanda, la loi intègre la protection des zones humides de sa capitale. Kigali a été accréditée Ville des zones humides en novembre 2022. Le président Kagame a mis en place un cadre visant à déplacer les industries afin de permettre à ces zones humides de se régénérer et d’offrir une eau plus propre aux communautés.

Le résultat est phénoménal. Des espèces d’oiseaux qui n’avaient pas été observées à Kigali depuis plus de vingt-cinq ans sont revenues, car la vie de l’écosystème – insectes, papillons, plantes –, a été rétablie. Cette résilience montre le dynamisme de la nature d’une zone humide en milieu urbain.

C’est aussi l’échelle à laquelle les citoyens peuvent agir plus facilement pour la conservation de ces zones…

Absolument, c’est de la science participative. Je l’ai observée à Incheon, en Corée du Sud. Là-bas, des enfants et des étudiants participent au programme d’éducation et de sensibilisation de notre convention en faisant le recensement de la petite spatule. Cet oiseau migrateur naît à Incheon avant de migrer vers Shenzhen, en Chine, qui est d’ailleurs labellisée Ville de zones humides. Lorsque la petite spatule, qui est baguée, revient, ils fêtent son anniversaire. Le rôle des habitants est fondamental car, à la fin, ce sont eux qui détruisent les espaces… ou les préservent.

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close