Maroc et États-Unis prolongent et renforcent leur coopération militaire

Le Maroc et les États-Unis ont établi une nouvelle feuille de route de coopération militaire sur les 10 prochaines années, à l’occasion de la quatorzième réunion du Comité consultatif de défense maroco-américain à Washington. Les deux pays ont échangé sur les voies de renforcement et d’élargissement de leur coopération dans un contexte où Maroc et États-Unis ont vu leurs liens se renforcer encore un peu plus ces dernières semaines.

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La délégation marocaine était conduite notamment par le ministre délégué chargé de l’Administration de la défense nationale, Abdellatif Loudiyi, et le général de corps d’armée, Mohammed Berrid.

Au programme des discussions avec leurs homologues américains, le renforcement des relations bilatérales portant sur la défense, l’industrie militaire et la cybersécurité.

Prolongation jusqu’en 2036

Alors qu’une feuille de route militaire avait été signée en 2020 pour une durée de 10 ans, le Maroc et les États-Unis ont décidé de la revoir et de la prolonger jusqu’en 2036.

Parmi les points-clés de ce nouveau partenariat, la formation des cadres et l’échange d’expertises, l’organisation d’exercice conjoints dont le rendez-vous « African Lion » ; enfin, l’acquisition et l’optimisation des capacités militaires.

Il y a des priorités concrètes dans cette nouvelle coopération. Il y a à la fois une volonté de mettre en œuvre une véritable interopérabilité opérationnelle. Il faut véritablement arriver à mettre en musique la capacité des forces marocaines et celle des forces américaines en termes de processus de systèmes de commandement. Peu de temps avant cette fameuse opération habituelle du African Lion, la grande opération américaine avec un certain nombre de partenaires africains et qui se tient en général au Maroc. Et puis, il y a aussi évidemment la question de l’industrie de défense. Ce sont des transferts de savoir-faire et une véritable montée en gamme de la technologie marocaine. Enfin, c’est la question de la formation. Je crois qu’un des plus bel exemple à venir, évidemment, c’est évidemment les forces marocaines qui vont être déployées dans le cadre du plan de paix de Donald Trump à Gaza, pour lequel il est prévu notamment des forces évidemment de sécurisation, mais également la formation de membres de la police future de Gaza, selon les standards marocains qui ont l’air de toute évidence de plaire aux Américains.

Sébastien Boussois, spécialiste des relations internationales et chercheur en Sécurité défense associé au Conservatoire national des arts et métiers

Sophiane Amazian

Un réseau tactique de communications réservé à l’Otan

Concrètement, Washington intègre le Royaume chérifien au système de défense Link 16, un réseau tactique de communications cryptées, réservé jusque-là aux pays de l’Otan.

Le Maroc s’apprête également à accueillir le premier centre américain de formation aux drones en Afrique, preuve d’un nouveau rapprochement entre les deux pays, marqué notamment par la présence du Maroc dans le Conseil de la Paix pour Gaza lancé par Donald Trump.

Selon l’Agence américaine pour le commerce international, le Maroc est le premier acheteur de matériel militaire américain en Afrique, avec des contrats d’une valeur de 8,5 milliards de dollars en 2025.

«Le Maroc occupe une place unique dans l’histoire des États-Unis : en 1777, il est devenu la première nation à reconnaître officiellement les États-Unis en tant que pays indépendant. Un acte historique de respect diplomatique pour la souveraineté américaine.»

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