Mah Damba et la Litanie des Cimes, une immense dose de douceur dans notre monde de brutes

La diva du Mali, Mah Damba, a chanté avec le trio à cordes La Litanie des Cimes lors d’un concert de toute beauté au Babel Music XP, le 19 mars 2026. Un festival qui a réuni 2 000 professionnels de la musique, des artistes, des producteurs et des managers du monde entier, pour justement découvrir de nouveaux talents.

Au Mali, le grin est bien plus qu’un simple lieu de rencontre : c’est un espace où l’on se retrouve pour écouter, discuter ou simplement partager un moment de silence. C’est aussi là que Mah Damba, figure emblématique de la musique malienne, a forgé son amour pour le chant. Elle se souvient avec émotion de ces instants où, enfant, elle courait vers le son du tam-tam, attirée par les cercles formés autour des musiciens. « Quand j’entendais le tam-tam dans le quartier, je courrais dans la rue pour chanter pour mes copines. Les gens se demandaient : « Elle va faire quoi, la petite ? » Je me mettais à chanter et ils disaient : « Elle a une très belle voix. » Il n’y avait pas de micro, c’était la voix, uniquement la voix », se souvient-elle.

L’histoire de Mah Damba avec la musique commence à la fin des années 1960, dans le quartier de Quinzambougou, à Bamako. Issue d’une famille de griots, elle baigne dès son plus jeune âge dans une tradition ancestrale. « C’est le destin, c’est un don, car ma maman n’était pas chanteuse. Mon papa était l’un des plus grands conteurs du Mali, Djeli Baba Sissoko. Lui faisait des contes à la radio. Il me donnait des cours », se remémore-t-elle.

Sur scène, Mah Damba est accompagnée par La Litanie des Cimes, le trio magistral composé d’Élodie Pasquier à la clarinette, Bruno Ducret au violoncelle et Clément Janinet, fondateur du groupe, au violon. Ce dernier, profondément attaché au continent africain, évoque les valeurs qui animent leur collaboration : « Des valeurs de partage, de rencontres, de découvertes de la culture de l’autre. Ce sont des valeurs qui font du bien, par les temps qui courent. Toutes les musiques sont superbes tant qu’il y a de la sincérité, c’est essentiel. »

Ensemble, ils revisitent des classiques de la musique mandingue, comme le chant Diarabi, qui célèbre les liens passionnels et l’amitié. À travers ses mots, Mah Damba partage aussi une vision apaisée du monde, où l’amour et la paix occupent une place centrale. « Je veux la paix et seulement la paix. Quand le monde va mal, quand tu penses à quelqu’un, quand tu es amoureux, tu reviens sur terre. Tu vas penser aux belles choses, tu ne vas pas penser aux mauvaises. Sans l’amour, il n’y a rien qui va. L’amour, c’est très important, c’est la base », confie-t-elle.

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