Madagascar: mise en place du comité de pilotage de la concertation nationale

À Madagascar, la mise en place du comité de pilotage de la très attendue concertation nationale a été décidée, cette semaine, en Conseil des ministres. La ministre chargée d’organiser ce vaste chantier a communiqué, vendredi 9 janvier, sur les premières décisions prises, mais aussi sur les nombreuses incertitudes qui entourent encore le projet.

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Avec notre correspondante à Antanarivo, Sarah Tétaud

C’est face à la presse, vendredi 9 janvier, que la ministre d’État chargée de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, a levé le voile sur les prémisses d’un calendrier.

« Le premier semestre sera consacré à la mise en place des structures, à la formation de tous ceux qui dirigeront la concertation, mais surtout à la mise sur une même longueur d’onde du FFKM (les Églises chrétiennes), de la présidence et du gouvernement, pour que nous nous dirigions vers l’objectif commun, celui d’aller jusqu’aux élections. Le deuxième semestre sera consacré entièrement à la concertation communale, régionale et puis, à la concertation nationale. Et 2027, ce sera la confection de la Constitution, du cadre électoral et des élections aussi », a précisé Hanitra Razafimanantsoa.

La concertation nationale devra être achevée, fin 2026, a annoncé la ministre.

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Concernant les personnalités appelées à siéger au sein du comité de pilotage, Hanitra Razafimanantsoa est restée volontairement évasive : « Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a déjà le président de la Refondation, qu’il y aura les quatre Hauts conseillers, il y aura le ministre d’État et puis le ministre de l’Économie et des Finances, les quatre chefs d’Église. Mais il y aura aussi les entités comme les Gen Z, la société civile et les chefs traditionnels. »

À la question de savoir si des postes pour la Gen Z sont donc ainsi réservés au sein du comité de pilotage, Hanitra Razafimanantsoa se veut confiante : « Évidemment, évidemment ! On a besoin d’eux. On a besoin aussi de tout le monde. »

Reste une question centrale, celle du financement. Les fonds nécessaires – dont les montants n’ont pas été dévoilés – demeurent le nerf de la guerre.

Le nouveau gouvernement a confirmé s’être d’ores et déjà tourné vers ses bailleurs traditionnels pour espérer mener à bien ce projet d’ampleur.

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