Madagascar: Les promesses russes qui fragilisent Siteny à Madagascar

À Madagascar, la Russie s’est progressivement invitée dans le débat politique et économique. Mais derrière les discours sur un partenariat stratégique, les investissements annoncés peinent à se matérialiser. Une situation qui place aujourd’hui sous pression l’un des promoteurs de ce rapprochement : Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale.
Un partenaire encore invisible
Depuis plusieurs années, Moscou affiche son intérêt pour Madagascar, notamment pour ses ressources minières. L’île possède d’importants gisements de graphite, de nickel, de cobalt et de terres rares, des minerais stratégiques pour les industries mondiales.
Des discussions ont été évoquées autour de projets d’exploration ou de coopération dans le secteur extractif. Mais sur le terrain, peu d’investissements russes ont réellement vu le jour.
Dans les milieux économiques d’Antananarivo, certains parlent désormais d’un décalage entre les ambitions affichées et la réalité des projets.
Une influence surtout politique
Si l’empreinte économique de Moscou reste limitée, son influence politique est en revanche plus visible.
Parmi les responsables malgaches associés à ce rapprochement figure Siteny Randrianasoloniaiko. L’ancien judoka international entretient depuis plusieurs années des relations étroites avec la Russie, qui ont progressivement pris une dimension politique.
Aujourd’hui, cette proximité suscite des interrogations.
Une controverse qui monte
Les critiques se sont accentuées ces derniers jours, notamment après l’apparition d’accusations évoquant de possibles liens avec des réseaux russes de sécurité.
Siteny Randrianasoloniaiko a réagi en déclarant qu’il était prêt à démissionner si des preuves étaient apportées.
Mais au-delà de la polémique politique, la question posée à Antananarivo reste avant tout économique : la stratégie d’ouverture vers Moscou permettra-t-elle réellement d’attirer les investissements dont Madagascar a besoin ?



