Madagascar: Harilala Ramanantsoa est démise de ses fonctions de maire d'Antananarivo

À Madagascar, l’élection du maire de la capitale a été annulée. Saisi après le scrutin municipal du 11 décembre 2024, le Conseil d’État a rendu son verdict ce lundi 9 mars. Harilala Ramanantsoa est démise de ses fonctions de maire d’Antananarivo pour fraudes massives. Un coup d’arrêt pour la majorité, mais un paradoxe pour l’opposition qui dénonce un vide institutionnel.

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Avec notre correspondante à Madagascar, Aurélie Kouman

Le Conseil d’État pointe des fraudes massives. Il annule les voix d’Harilala Ramanantsoa, soutenue par le parti Irmar de l’ex-président Andry Rajoelina, renversé il y a quatre mois. Le Conseil municipal est également dissous. Ce scrutin du 11 décembre 2024 avait été immédiatement contesté par l’opposition, avant une proclamation des résultats dans un climat de forte tension en janvier 2025.

Vide institutionnel

La décision crée surtout un vide institutionnel, car sans Conseil municipal, aucun adjoint ne peut assurer la relève. La loi prévoit alors deux options : l’intérim par le secrétaire général de la commune, ou la nomination d’un président de la délégation spéciale par le gouvernement malgache.

Frustration du rival

Si ce verdict est une victoire morale pour l’opposition, il frustre le camp de Tojo Ravalomanana, ancien rival de la maire sortante. Ses propres voix sont validées par la justice, mais il n’est pas investi pour autant. Ses avocats dénoncent l’incohérence d’un jugement qui impose un nouveau scrutin général. En attendant, Antananarivo repasse sous tutelle de l’État. Les électeurs devront retourner aux urnes sous 120 jours. 

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