Libye: Le nouveau plan annoncé par l'envoyée spéciale de l'ONU, Hanna Tetteh, accueilli avec réserve

En Libye, c’est par une réaction mitigée qu’a été accueilli le plan d’Hanna Tetteh, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour sortir de la crise. L’envoyée spéciale avait dévoilé ce 21 août, devant le Conseil de sécurité, une nouvelle feuille de route pour en finir avec les périodes de transition qui s’éternisent en Libye. Son plan consiste à organiser des élections générales en passant par l’unification des institutions, un nouveau gouvernement unifié, un cadre électoral viable et un dialogue structuré qui permettrait une large participation des Libyens aux scrutins. Faut-il y voir un pari difficile à réaliser ?
Le nouveau plan de l’envoyée spéciale de l’ONU en Libye, Hanna Tetteh, ne diffère en rien des précédents plans imaginés pour ce pays par les différents envoyés spéciaux qui se sont succédé à ce poste depuis 2019, et qui ont tous échoué à le conduire vers des élections tant espérées par les Libyens.
Hanan Tetteh, après avoir mené des larges consultations, reprend les mêmes idées déjà expérimentées, mais sans succès, notamment en raison de la division de la communauté internationale autour du dossier libyen. Une division qui s’ajoute au statu quo que les acteurs libyens cherchent à garder, en saisissant la moindre occasion pour retarder ou faire dérailler le scrutin.
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Avant l’arrivée aux manettes du gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah, l’ONU a suivi exactement le même processus, mais quand le Premier ministre est revenu sur ses promesses, voulant absolument se présenter aux élections, il n’a pas été sanctionné par la communauté internationale. Cette communauté qui ne proteste pas non plus contre le maréchal Haftar, ne cessant de répéter que « le peuple libyen n’est pas prêt à la démocratie » et qui lègue le pouvoir en héritage à ses fils, sans complexe.
Pour toutes ses raisons, les Libyens sont montrent réservés à l’annonce de l’ONU. Ils sont fatigués d’espérer, et lassés de ne pas voir les promesses d’un gouvernement unifié et de prochaines élections se concrétiser.