Législatives en Côte d'Ivoire: une partie de l'opposition conteste la victoire du parti au pouvoir

En Côte d’Ivoire, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, s’adjuge plus de 77 % des sièges à l’Assemblée nationale après les élections législatives tenues le week-end dernier. Une victoire écrasante, mais déjà contestée, notamment à Tiassalé, dans le sud du pays. Le député indépendant sortant, Antoine Tiémoko Assalé, rejette sa défaite et dénonce des irrégularités. Dans le même temps, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui avait boycotté le scrutin, remet en cause la légitimité même de ces élections. Les deux camps se sont exprimés ce mardi 30 décembre, lors de conférences de presse distinctes.

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Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

À Tiassalé, les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale indépendante donnent le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) vainqueur, avec un écart de plus de mille voix. Un résultat que conteste vigoureusement le député sortant, Antoine Tiémoko Assalé. Il dénonce ce qu’il qualifie de « braquage électoral » et affirme que les chiffres proclamés ne reflètent pas la vérité des urnes après le scrutin du 27 décembre en Côte d’Ivoire

« Ces écarts ont été fabriqués en dehors des urnes. Les 127 PV en ma possession prouvent effectivement que les résultats qui ont été proclamés par la CEI locale sont des résultats détournés. On a attribuer 2 000 voix supplémentaires à mon adversaire. C’est par cette façon de faire qu’ils ont réussi à à renverser le résultat final ». 

« Qu’il saisisse le Conseil constitutionnel et nous allons aller aux contentieux », affirme son adversaire Dramane Sanogo, joint par RFI. 

Dans le même temps, le président exécutif du PPA-CI était également face à la presse. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, qui a boudé le scrutin, estime que le processus électoral est, je cite, « profondément discrédité ». Sébastien Dano Djédjé s’en explique. « En choisissant de ne pas participer, le PPA-CI n’a pas fait la politique de la chaise vide et a choisi de refuser de légitimer à travers la fraude, une chaise déjà occupée ». 

Sur la vingtaine de cadres du PPA-CI passés outre la consigne de boycott, un seul élu : Stéphane Kipré à Gbogué. La direction du parti est catégorique, leur révocation reste en vigueur.

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