Le Soudan réintègre l'Igad, deux ans après en avoir claqué la porte

Le Soudan est de nouveau membre à part entière de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad). L’organisation régionale est-africaine l’a annoncé, dimanche 8 février. Khartoum avait suspendu sa participation en 2024 selon la volonté du général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée et président de facto, qui avait reproché à l’organisation d’avoir invité son rival, le général Mohamed Hamdan Daglo dit Hemedti, commandant des Forces de soutien rapide, à un sommet en Ouganda.
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Avec notre correspondante régionale, Gaëlle Laleix
Pour le secrétaire exécutif de l’Igad, Workneh Gebeyehu, le retour de la pleine participation du Soudan dans l’organisation marque « la réaffirmation d’une solidarité régionale et d’un engagement collectif pour la paix et la stabilité », écrit-il dans un communiqué.
Il remercie particulièrement Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti – en ce moment à la tête de l’Igad – pour sa médiation. C’est d’ailleurs le ministère des Affaires étrangères djiboutien qui a annoncé la nouvelle, dès dimanche soir. Dans un communiqué, il rappelle « les efforts inlassables déployés » par Ismaïl Omar Guelleh, pour cet heureux développement.
« Mensonge », s’insurge Alexis Mohamed, ancien conseiller du président djiboutien, devenu aujourd’hui son concurrent dans la course présidentielle. Sur X, il assure que le retour du Soudan dans l’Igad est le fruit d’efforts diplomatiques menés par l’Arabie saoudite, en toute discrétion.
Quoi qu’il en soit, le retour du Soudan au sein de l’Igad a été salué par les pays membres et leurs partenaires. Dans un communiqué, la Somalie y voit le « fondement d’une collaboration internationale efficace ». La Turquie, quant à elle, parle d’« une étape importante vers le renforcement du dialogue régional ».
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