Le Ghana souhaite industrialiser son agriculture avec l'aide de la Chine

Du commerce à la production : le Ghana veut transformer son alliance avec la Chine en levier d’industrialisation agricole. L’objectif affiché est de réduire de 200 millions de dollars par an sa facture d’importations d’huile de palme et de faire de l’agriculture le moteur de son redressement économique.
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Avec notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst
À Accra, lors du gala du Nouvel An chinois, le message était clair : il ne s’agit plus d’acheter à l’étranger, mais de produire sur place, avec des partenaires chinois engagés dans des coentreprises.
Le ministre de l’Agriculture a présenté un plan ambitieux centré sur le programme intégré de développement du palmier à huile (2026–2032). Il prévoit 100 000 hectares de nouvelles plantations, 250 000 emplois et une baisse marquée des importations, qui pèsent sur les réserves en devises.
L’initiative s’inscrit dans une réforme agricole plus large. Des milliers de tonnes de semences de riz, maïs et soja sont distribuées cette année, ainsi que 272 000 tonnes d’engrais. L’expansion de l’irrigation et la construction de barrages dans le nord doivent réduire la dépendance aux pluies et stabiliser les rendements.
Pékin est sollicité pour son expertise en irrigation, mécanisation et agro-transformation. Accra met en avant un argument clé : l’accès au vaste marché de la Cédéao, plus de 400 millions de consommateurs. Le Ghana ambitionne ainsi de devenir un hub régional agricole et industriel. Reste à transformer l’intérêt affiché des investisseurs chinois en engagements concrets et durables.
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