Le Burkina Faso adopte une «Charte de la révolution» qui redéfinit les règles de gouvernance dans le pays

Le document, dont l’objectif est de permettre au pays de rompre avec les « modèles politiques impérialistes et néocoloniaux », reprend une grande partie de l’architecture institutionnelle de la « Charte de la transition » en y intégrant les valeurs de défense de la patrie, d’engagement patriotique populaire et de souveraineté nationale.
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L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté, vendredi 27 mars, une « Charte de la révolution » qui redéfinit les règles de la gouvernance actuelle dans le pays. Objectif, selon le rapporteur de la commission des Affaires institutionnelles et des Droits humains ? Faire en sorte que le Burkina rompe avec ce qu’il qualifie de « modèles politiques impérialistes et néocoloniaux ».
Adopté à l’unanimité par les 70 députés présents, le document reprend l’essentiel de l’architecture institutionnelle de la « Charte de la transition » en y intégrant les valeurs de défense de la patrie, d’engagement patriotique populaire et de souveraineté nationale.
L’un de ses principaux points concerne par ailleurs l’avenir politique du capitaine Ibrahim Traoré. Selon son article 4, « le président du Faso est éligible aux élections présidentielles, législatives et municipales qui seront organisées pour mettre fin à la révolution », sans que la durée de celle-ci ne soit précisée.
La « Charte de la révolution » précise aussi les termes désormais en vigueur pour désigner les institutions nationales. Ainsi, en ce qui concerne l’exécutif, il convient dorénavant de parler du « gouvernement » et non plus du « gouvernement de transition » tandis qu’au niveau législatif, l’« Assemblée législative du peuple » remplace l’« Assemblée législative de transition ».
Au sein de cette dernière enfin, les partis et mouvements politiques ayant été dissous, les 70 sièges qui la composent vont être réaffectés à de nouveaux représentants dont la désignation devra tenir compte de la récente réorganisation territoriale du Burkina Faso pour « renforcer la représentativité des régions », explique le texte.



