L'Afrique du Sud va déployer l'armée face au crime organisé, annonce le chef de l'État

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé le 12 février 2026 son intention de déployer l’armée aux côtés de la police afin de lutter contre le niveau élevé de crime organisé dans le pays.
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Avec notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues
En Afrique du Sud, le président annonce déployer l’armée pour lutter contre la criminalité. Jeudi soir, le chef de l’État prononçait son discours annuel sur l’état de la Nation. Après avoir mentionné le contexte économique en progression, un G20 réussi à Johannesburg en novembre dernier, et la création d’un comité pour gérer la crise de l’eau, Cyril Ramaphosa a officialisé l’envoi de l’armée dans certaines zones tendues du pays.
Dans son discours, le président de l’Afrique du Sud, en poste depuis 8 ans, qualifie le crime organisé de menace la plus immédiate pour la démocratie. Depuis plusieurs mois, une commission d’enquête voit défiler différents témoins clés qui racontent par exemple comment ce crime organisé a infiltré les plus hauts sommets de la police, institution rongée par une corruption généralisée.
« Nous lutterons contre le crime organisé en centralisant les renseignements au niveau national, en identifiant les principaux réseaux, en déployant des équipes d’intervention multidisciplinaires triées sur le volet et chargées de démanteler ces réseaux criminels », a-t-il affirmé.
Augmenter les effectifs de la police
Sur le terrain, le chef de l’État ordonne le déploiement de l’armée pour s’attaquer aux gangs qui gangrènent les banlieues du Cap, et pour lutter contre l’orpaillage illégal. « J’ai demandé au ministre de la Police et à l’armée d’élaborer un plan technique pour préciser les lieux où il faudra déployer nos forces de sécurité dès les prochains jours », a-t-il ajouté.
Cyril Ramaphosa promet également d’augmenter l’effectif de la police sud-africaine, avec le recrutement d’un peu plus de 5 000 policiers supplémentaires.
Le taux de mortalité élevé en Afrique du Sud – autour de 60 morts par jour – inclut des meurtres dans le cadre d’affrontements entre gangs dans certains quartiers du Cap et des fusillades liées à l’activité minière illégale dans la province de Gauteng où se trouve Johannesburg, plus grande ville du pays.
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