Kenya: Le nombre d'abonnements à la téléphonie mobile au Kenya passe à 51,4 millions, la croissance se déplaçant vers l'utilisation

La Communications Authority of Kenya a déclaré que les abonnements mobiles ont augmenté de 9 millions pour atteindre 51,36 millions au cours de l’année qui s’est achevée en décembre 2025, contre 42,30 millions l’année précédente.

Cette augmentation comprend une hausse de 5,6 % au cours du trimestre de décembre, soutenue par une plus grande activité des consommateurs pendant la période des fêtes. Les données montrent une expansion continue de la connectivité, mais la dynamique du marché est en train de changer.

Le taux de pénétration de l’argent mobile a atteint 98 %, ce qui limite la croissance du nombre d’utilisateurs. Les opérateurs se concentrent désormais sur l’utilisation, y compris la fréquence des transactions, les soldes et les services supplémentaires pour générer des revenus.

M-PESA de Safaricom reste la plateforme dominante, bien que sa part de marché soit passée d’environ 95 % en 2023 à moins de 90 % en 2025. Airtel Money d’Airtel Africa a gagné des parts de marché grâce à des prix plus bas et à des réseaux d’agents plus étendus.


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Les régulateurs font pression pour que les frais soient moins élevés, la Banque centrale du Kenya visant une réduction des coûts de transaction d’environ 23 KES à 10 KES. L’interopérabilité entre les réseaux a également réduit les obstacles au changement de fournisseur, renforçant ainsi la concurrence.

Safaricom réagit en développant les services au sein de M-PESA, notamment les produits d’épargne, de crédit et d’investissement tels que Ziidi. Airtel continue de rivaliser sur les prix et la distribution pour attirer les utilisateurs.

Points clés à retenir

Le marché kenyan de l’argent mobile arrive à saturation, ce qui fait passer la concurrence de l’acquisition d’utilisateurs à l’engagement et à la monétisation. Avec un taux de pénétration de 98 %, la croissance dépendra de la fréquence des transactions des utilisateurs et de la valeur qu’ils conservent dans leurs portefeuilles. Safaricom s’oriente vers un modèle de plateforme, intégrant des services financiers tels que l’épargne, les investissements et les outils marchands afin d’accroître l’activité et la fidélisation des utilisateurs. Cette approche vise à compenser la baisse des coûts de changement de fournisseur, l’interopérabilité permettant aux utilisateurs de passer plus facilement d’un réseau à l’autre.

La stratégie d’Airtel est axée sur la tarification pour gagner des parts de marché, mais la pression réglementaire en faveur d’une baisse des frais réduira sa capacité à rivaliser uniquement sur le plan des coûts. Avec la convergence des frais de transaction, la différenciation dépendra de la profondeur du produit, de l’expérience de l’utilisateur et de l’intégration de l’écosystème. Pour les opérateurs, les marges risquent d’être mises sous pression par la baisse des prix, ce qui nécessitera de nouvelles sources de revenus provenant des services financiers. Pour les investisseurs, ce changement indique un marché plus mature où l’échelle seule n’est pas suffisante, et la valeur à long terme dépendra de l’efficacité avec laquelle les plateformes convertissent l’accès en une activité financière soutenue.

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