Ile Maurice: «Country Climate and Development Report» – Une feuille de route verte pour transformer l'économie mauricienne

Il est aujourd’hui essentiel de concilier croissance et résilience face aux défis climatiques. Selon le nouveau Country Climate and Development Report (CCDR) de la Banque mondiale, le pays aura besoin de USD 5,6 milliards d’investissements supplémentaires au cours des 25 prochaines années pour consolider sa croissance tout en répondant aux défis posés par le changement climatique.

Le rapport souligne que malgré la transformation d’une économie sucrière à faible revenu en pays à revenu intermédiaire supérieur, le modèle de développement dirigé par l’État a atteint ses limites. Les risques climatiques, tels que l’élévation du niveau de la mer, les cyclones, les inondations, la sécheresse et les vagues de chaleur, menacent des secteurs clés comme le tourisme, la pêche et l’agriculture. Ils exposent un tiers de la population vivant en zone côtière et mettent en danger la biodiversité ainsi que les infrastructures.

Pour guider le pays vers un développement résilient face à ces défis, le CCDR prône trois mesures prioritaires interconnectées. Il propose d’abord la consolidation des bases économiques et institutionnelles de Maurice, en ajustant les politiques fiscales pour soutenir la croissance, en améliorant la coordination et la gouvernance climatique et en développant les compétences vertes. Il suggère ensuite de dynamiser les secteurs stratégiques, notamment en favorisant un tourisme plus durable, en protégeant et en valorisant les ressources marines, et en accélérant le passage aux énergies renouvelables.

Il est aussi recommandé de réduire la vulnérabilité du pays face aux risques climatiques, en investissant dans la protection des côtes et des infrastructures, en renforçant la prévention des catastrophes et en optimisant la gestion de l’eau et des transports.


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Selon la Banque mondiale, la mise en oeuvre de cette feuille de route pourrait transformer les défis climatiques en opportunités de croissance inclusive et de création d’emplois, avec jusqu’à 32 000 emplois potentiels d’ici 2030. Avec un déficit annuel estimé à USD 213 millions, il est soutenu que les finances publiques devront jouer un rôle catalyseur pour mobiliser les capitaux privés. Cela signifie que pour combler l’écart de financement, la participation du secteur privé est essentielle. Il est considéré que les institutions financières locales et les instruments liés à la valorisation des écosystèmes – banques locales, compagnies d’assurance, fonds de pension – pourraient jouer un rôle déterminant. Ce, à condition que l’État mette en place des mécanismes capables de sécuriser les investissements afin de réduire les risques.

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