Ile Maurice: Un secteur porteur avec un marché international en vue

Les planteurs de thé enregistrés bénéficient, chaque année et gratuitement, sous le Tea Sector Support Scheme, de 175 kg d’engrais NPK (22:7:7) par arpent, composé d’azote, de phosphore et de potassium, ainsi que de 100 kg de Calcium Ammonium Nitrate (CAN) par arpent, un engrais à base d’azote. Les engrais sont appliqués selon un calendrier précis : le NPK entre septembre et octobre et le CAN entre janvier et février. Ce programme repose sur un système de bons attribués aux planteurs enregistrés, indiquant les quantités d’engrais à utiliser. Les engrais sont obtenus auprès de fournisseurs agréés, puis livrés.
Lors de la distribution des engrais CAN, le 4 février à Dhanush Hall, NouvelleFrance, Arvin Boolell, ministre de l’Agro-Industrie, a déclaré : «Le secteur du thé a du potentiel, notamment avec la demande, l’introduction de nouvelles variétés et l’expertise disponible. Ce n’est pas parce que nous sommes un petit pays que nous ne pouvons pas produire du thé de qualité et lui ajouter de la valeur. La demande existe, et des pays comme la Chine s’intéressent à notre thé, ce qui confirme qu’il y a un marché.»
En vue du potentiel et admettant que le vieillissement de la main-d’oeuvre reste une réalité dans le secteur de thé, le ministre a indiqué que le gouvernement réfléchit aux moyens de pallier ce problème et que, si nécessaire, l’importation de main-d’œuvre pourrait être envisagée, comme cela se fait déjà dans l’industrie sucrière. Il observe néanmoins un retour progressif des travailleurs locaux dans le secteur.
Par ailleurs, pour le secteur en général, Arvin Boolell a annoncé qu’une série de mesures de soutien est prévue pour renforcer la production, améliorer les rendements et encourager l’innovation, tout en garantissant que les petits exploitants puissent tirer profit de l’avenir prometteur de l’agriculture. Il a cité l’exemple de terrains qui seront mis à disposition des planteurs, avec un calendrier indiquant quand et quoi planter, ainsi qu’une analyse des sols pour optimiser les cultures, leurs rendements et la valeur ajoutée possible. Le ministre a également relevé l’importance de la recherche et du changement de mentalité dans le secteur.
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