Ile Maurice: Le pays déploie un plan d'urgence pour protéger son économie

Le Conseil des ministres, réuni ce vendredi 10 avril 2026, a entériné une série de mesures d’envergure visant à atténuer les effets économiques et sociaux du conflit au Moyen-Orient sur Maurice. Ces décisions font suite à une réunion du comité de crise présidée par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, le 8 avril, dans un contexte marqué par un cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis, jugé fragile par les autorités.

Face à une conjoncture incertaine et à des marges budgétaires limitées en raison d’un déficit élevé et d’un niveau d’endettement important, le gouvernement adopte une approche globale articulée autour de mesures immédiates, à moyen et à long termes.

Sécurité énergétique

Suivi renforcé des stocks de carburant et de gaz, ainsi que des arrivages Campagne accrue pour encourager les économies d’énergie (lumières, climatisation, etc.)


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Restrictions sur l’usage non essentiel de l’électricité (enseignes lumineuses, éclairage décoratif, etc.)

Introduction de normes minimales de performance énergétique (réfrigérateurs, climatiseurs)

Promotion du télétravail et des horaires flexibles

Encouragement du covoiturage pour réduire la consommation de carburant

Recours accru au charbon et à la biomasse pour la production d’électricité

Optimisation des calendriers de maintenance des centrales électriques

Finalisation d’un accord avec l’Inde pour l’approvisionnement en fuel lourd

Constitution d’un stock stratégique de carburant (30 à 45 jours)

Exploration d’achats groupés avec des pays voisins

Autorisation pour les industries de passer du fuel lourd au marine fuel oil

Incitations pour réduire la consommation d’électricité aux heures de pointe

Promotion de l’énergie renouvelable et des projets en cours (405 MW)

Accélération des projets solaires (toits des bâtiments publics, hôpitaux, etc.)

Prêts à faible taux envisagés via la DBM pour les ménages et PME

Accélération des projets d’agrivoltaïsme

Hausse de 15 % des tarifs d’électricité à partir du 1eᣴ mai 2026, avec exemptions pour les ménages vulnérables et certaines catégories

Sécurité alimentaire

Mise en place d’une base de données centralisée pour suivre les stocks alimentaires

Sécurisation de l’approvisionnement en engrais (notamment auprès de l’Inde)

Planification de la production locale via un calendrier agricole

Diversification des sources d’importation (Madagascar, Namibie, Kenya)

Renforcement de la production agricole et animale à Rodrigues

Négociations d’accords avec des pays partenaires (Inde, France)

Renforcement des contrôles contre les abus de prix et la rétention de stocks

Lancement d’une campagne nationale contre le gaspillage alimentaire

Tourisme

Augmentation des capacités aériennes (vols supplémentaires vers Paris, Turkish Airlines)

Renforcement du marketing pour rassurer les voyageurs

Réorientation vers des marchés plus performants (Afrique du Sud, Inde, Australie, La Réunion)

Suivi de la reprise des vols durant le cessez-le-feu

PME

Mise en place d’un SME Resilience Scheme pour soutenir les entreprises

Maintien du Freight Rebate Scheme

Mesures pour améliorer la liquidité (moratoires, rééchelonnement de prêts)

Mise en place envisagée d’un système de prêts pour le fonds de roulement

Accélération des transactions commerciales avec l’Inde (comptes VOSTRO)

Groupes vulnérables

Extension des produits couverts par le Price Stabilisation Fund

Révision du seuil d’éligibilité au Social Register of Mauritius

Mise en place d’un Crisis Solidarity Fund

Opportunités économiques

Introduction d’un Golden Visa Scheme pour attirer investisseurs et grandes fortunes

Création d’un service accéléré au sein de l’Economic Development Board

Extension des exemptions de TVA pour événements internationaux (sport, cinéma, etc.)

Accélération des licences dans le secteur financier (FSC, Registrar of Companies)

Facilitation pour les opérateurs du freeport du Moyen-Orient

Prix du pain et soutien social

Augmentation du prix du pain : Rs 2,60 → Rs 3,90 (100 g)

Révision à la baisse des subventions sur la farine pour les boulangeries

Suppression de la subvention directe par pain

Maintien d’une farine subventionnée via la STC

Allocation mensuelle de Rs121 pour les bénéficiaires du registre social (~60 000 personnes)

Coût estimé : Rs 87,1 millions par an

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