Ile Maurice: Le gouvernement mise sur la tolérance zéro contre l'alcool et la drogue au volant

Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a présidé une réunion ce mercredi 4 mars avec des représentants de son ministère, du Prime Minister’s Office, du Parquet, de la police, du National Road Safety Council et de la Traffic Management & Road Safety Unit. L’objectif : faire le point sur les mesures de lutte contre la conduite sous l’influence de l’alcool et de drogues.
Cette rencontre fait suite à une décision du Conseil des ministres prise le 13 février, visant à renforcer significativement les sanctions contre ces comportements à risque sur les routes mauriciennes.
Les statistiques policières récentes ont montré une hausse inquiétante des cas de conduite sous influence, avec plusieurs centaines de tests d’alcoolémie et de dépistage de stupéfiants positifs au cours des dernières semaines.
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Depuis l’entrée en vigueur du permis à points le 31 janvier, la police a enregistré 385 contrevenants, des points ayant été attribués selon les infractions. Lors de la réunion, les autorités ont examiné l’application pratique des nouvelles orientations décidées par le Cabinet : Saisie immédiate du véhicule : tout conducteur contrôlé positif à un test d’alcool ou de drogue pourrait voir son véhicule immobilisé et saisi, dans l’attente de la décision judiciaire.
Suspension immédiate du permis de conduire : la Police, en coordination avec le Parquet, pourra solliciter en urgence un juge en chambre afin d’obtenir la suspension du permis dès le contrôle positif, sans attendre la tenue du procès.
Action coordonnée : les représentants du PMO, du Parquet et de la Police ont insisté sur la nécessité d’une réponse institutionnelle concertée, combinant répression rapide et prévention accrue sur le terrain.
Selon les responsables présents, cette démarche traduit la volonté du gouvernement d’instaurer une tolérance zéro à l’égard de la conduite sous l’emprise de substances intoxicantes.
L’objectif affiché est non seulement de dissuader les comportements dangereux, mais aussi d’accélérer les procédures judiciaires liées aux infractions graves de la circulation, souvent longues dans le système classique.



