Ile Maurice: Inflation – Stabilité apparente en mars à 4,2 %

L’inflation globale à Maurice, mesurée par la head line inflation, s’est élevée à 4,2 % sur les 12 derniers mois, soit un niveau presque identique à celui enregistré en février (4,1 %).

Cette stabilité apparente masque toutefois des évolutions contrastées au niveau mensuel et sectoriel. Quant à l’inflation en glissement annuel (year-on-year), elle a baissé à 2,7 % pour la même période contre 3,5 % le mois précédent.

En effet, l’indice des prix à la consommation (CPI) n’a progressé que de 0,1 % entre février (109,5) et mars (109,6), traduisant une inflation mensuelle particulièrement contenue. Cette faible variation suggère un ralentissement des tensions immédiates sur les prix, mais ne remet pas en cause la perspective d’une inflation relativement élevée dans les mois à venir, compte tenu des effets prolongés de la crise énergétique.

L’analyse par produit révèle un jeu d’équilibre. La baisse des prix des légumes (- 0,1 point) a exercé un effet modérateur sur l’indice global. En revanche, cette diminution a été compensée par la hausse des prix des autres produits alimentaires (+ 0,1 point) et des autres biens et services (+ 0,1 point). Ce schéma illustre une inflation désormais moins dépendante des seuls produits volatils.


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Au niveau sectoriel, certaines catégories se distinguent par des hausses plus marquées. Les dépenses liées à l’équipement et à l’entretien du foyer ainsi que les biens et services divers affichent chacune une progression de 0,7 %, reflétant des pressions sur les coûts domestiques. Le transport (+ 0,3 %) et les services de restauration et d’hébergement (+ 0,2 %) contribuent également à la dynamique inflationniste. À l’inverse, des postes comme le logement, la santé ou l’éducation sont restés globalement stables.

Ainsi, la comparaison entre février et mars met en évidence une inflation globalement stable, mais alimentée par des facteurs de plus en plus diffus. Si les effets de certains produits volatils tendent à s’atténuer, la montée des prix dans les services et les dépenses courantes souligne le caractère plus structurel des tensions inflationnistes, expliquant le maintien de la head line inflation à 4,2%.

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